Transcription
Texte de l’édition · graphies et annotations conservées
-
XVIII-20 Mandelot, François de, gouverneur du Lyonnais à M. de Gordes, Lyon, 17 juillet 1572
Monsieur, je croy que monsieur de Joyeuse vous aura donné le
mesme advertissement qu’à moy, comme depuis sept ou huict jours
en ça sont arrivez en son gouvernement plusieurs cappitaines qui sont
de la Religion, lesquelz sont après à y lever des compagnies, disans
que c’est par le commandement du roy et pour les mener en Flandres
sans toutesfois qu’il y ayt en cela aucune apparence de l’intention
du roy, chose qui mect les catholicques en grand frayeur et soupeçon,
voyant que lesdits cappitaines procèdent en cecy de la mesme façon
qu’ilz ont tousiours fait au commencement des troubles passez ;
désirant à ceste cause ledit seigneur de Joyeuse scavoir de moy ce que
ceulx de ladite Religion font en ce mien gouvernement où comme je luy
ay mandé, il n’y a aucun de leurs cappitaines, sinon quelques
courdonniers qui ont eu quelque charge durant les troubles,
lesquelz n’ont pas grandz moyens de faire levée de gens,
mais bien est-il vray qu’il est passé par ceste ville toutz ces
jours icy plusieurs gentilzhommes et cappitaines de ceuls de ladite
Religion qui disoyent toutz estre mandez par monsieur l’admiral.
Je ne scay pas pourquoy cest faire. Dieu vueille que ce soit pour
le service et grandeur de nostre roy ; cependant, j’auray l’œil et
prendray garde que ceste ville continue en la mesme paix et vivre
que l’on a fait jusques icy et qu’elle soit tousjours conservée
soubz l’obéissance du roy, sans faire semblant de riens ny donner
occasion à personne de se plaindre, vous suppliant à ceste cause
si vous entendez quelque chose qui concerne le service du roy en ce
[v°] mien gouvernement, me faire cest honneur de m’en advertir comme
je feray de mesmes en vostre endroict de tout ce que je pourray
apprendre, non seullement en ce qui concernera le service de sa majesté,
mais le vostre particullier. Aussi au demourant monsieur, quant
à nouvelles de la court, je vous envoye ung extraict de lettres
qui m’ont esté escriptes du Xe de ce moys qui est tout ce que
je scaiche pour asteheure digne de vous escrire, après m’estre
en cest endroict, bien humblement recommandé à votre bonne grâce,
suppliant le Créateur qu’il vous doint
Monsieur, très bonne santé, longue et heureuse vye. De
Lyon, le XVIIme juillet 1572
Votre plus affectionné à vous faire servise
Mandelot
Consulter le XML intégral
<div id="lettre" index="115" class="add" name="admin" date="2019-07-16T10:31:43.781+02:00"><desc><tome>XVIII</tome><folios><f>20</f></folios><expediteur>Mandelot, François de, gouverneur du Lyonnais</expediteur><destinataire>M. de Gordes</destinataire><date type="reponse" cat="reelle"/><date type="expedition" cat="reelle">1572-07-17</date><date type="expedition" cat="affiche">1572-07-17</date><date type="reception" cat="reelle">1572-07-18</date><lieu type="expedition" gps="45° 45’ 35’’ N ; 4° 50’ 32’’ E">Lyon</lieu><lieu type="reception" gps="45° 11' 16'' N ; 5° 43' 37'' E">Grenoble</lieu><hyperlien/><bibliographie/><note/></desc><p id="1" n="1 " type="texte"> -
</p><p id="1" n="2 " type="titre">XVIII-20 Mandelot, François de, gouverneur du Lyonnais à M. de Gordes, Lyon, 17 juillet 1572
</p><p id="1" n="3 " type="texte">Monsieur, je croy que monsieur de Joyeuse vous aura donné le
</p><p id="1" n="4 " type="texte">mesme advertissement qu’à moy, comme depuis sept ou huict jours
</p><p id="1" n="5 " type="texte">en ça sont arrivez en son gouvernement plusieurs cappitaines qui sont 
</p><p id="1" n="6 " type="texte">de la Religion, lesquelz sont après à y lever des compagnies, disans
</p><p id="1" n="7 " type="texte">que c’est par le commandement du roy et pour les mener en Flandres
</p><p id="1" n="8 " type="texte">sans toutesfois qu’il y ayt en cela aucune apparence de l’intention
</p><p id="1" n="9 " type="texte">du roy, chose qui mect les catholicques en grand frayeur et soupeçon,
</p><p id="1" n="10 " type="texte">voyant que lesdits cappitaines procèdent en cecy de la mesme façon
</p><p id="1" n="11 " type="texte">qu’ilz ont tousiours fait au commencement des troubles passez ; 
</p><p id="1" n="12 " type="texte">désirant à ceste cause ledit seigneur de Joyeuse scavoir de moy ce que
</p><p id="1" n="13 " type="texte">ceulx de ladite Religion font en ce mien gouvernement où comme je luy
</p><p id="1" n="14 " type="texte">ay mandé, il n’y a aucun de leurs cappitaines, sinon quelques
</p><p id="1" n="15 " type="texte">courdonniers qui ont eu quelque charge durant les troubles,
</p><p id="1" n="16 " type="texte">lesquelz n’ont pas grandz moyens de faire levée de gens,
</p><p id="1" n="17 " type="texte">mais bien est-il vray qu’il est passé par ceste ville toutz ces
</p><p id="1" n="18 " type="texte">jours icy plusieurs gentilzhommes et cappitaines de ceuls de ladite
</p><p id="1" n="19 " type="texte">Religion qui disoyent toutz estre mandez par monsieur l’admiral.
</p><p id="1" n="20 " type="texte">Je ne scay pas pourquoy cest faire. Dieu vueille que ce soit pour
</p><p id="1" n="21 " type="texte">le service et grandeur de nostre roy ; cependant, j’auray l’œil et
</p><p id="1" n="22 " type="texte">prendray garde que ceste ville continue en la mesme paix et vivre
</p><p id="1" n="23 " type="texte">que l’on a fait jusques icy et qu’elle soit tousjours conservée
</p><p id="1" n="24 " type="texte">soubz l’obéissance du roy, sans faire semblant de riens ny donner
</p><p id="1" n="25 " type="texte">occasion à personne de se plaindre, vous suppliant à ceste cause
</p><p id="1" n="26 " type="texte">si vous entendez quelque chose qui concerne le service du roy en ce
</p><p id="1" n="27 " type="texte">[v°] mien gouvernement, me faire cest honneur de m’en advertir comme
</p><p id="1" n="28 " type="texte">je feray de mesmes en vostre endroict de tout ce que je pourray
</p><p id="1" n="29 " type="texte">apprendre, non seullement en ce qui concernera le service de sa majesté,
</p><p id="1" n="30 " type="texte">mais le vostre particullier. Aussi au demourant monsieur, quant
</p><p id="1" n="31 " type="texte">à nouvelles de la court, je vous envoye ung extraict de lettres
</p><p id="1" n="32 " type="texte">qui m’ont esté escriptes du Xe de ce moys qui est tout ce que
</p><p id="1" n="33 " type="texte">je scaiche pour asteheure digne de vous escrire, après m’estre
</p><p id="1" n="34 " type="texte">en cest endroict, bien humblement recommandé à votre bonne grâce,
</p><p id="1" n="35 " type="texte">suppliant le Créateur qu’il vous doint
</p><p id="1" n="36 " type="texte">Monsieur, très bonne santé, longue et heureuse vye. De
</p><p id="1" n="37 " type="texte">Lyon, le XVIIme juillet 1572
</p><p id="1" n="38 " type="texte">Votre plus affectionné à vous faire servise
</p><p id="1" n="39 " type="texte">Mandelot 
</p><p id="1" n="40 " type="texte"> 
</p><p id="1" n="41 " type="texte"/></div>
Fac-similé
2 vue(s) identifiée(s) dans le catalogue du corpus.
La visionneuse se charge à l’approche de cette section.
Lieux de la lettre
Repérage selon les coordonnées du corpus, sans géocodage externe. Fond géographique contemporain indicatif, Natural Earth.