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Texte de l’édition · graphies et annotations conservées
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XVII-23 Truchon, Jean, premier président du parlement du Dauphiné, à M. de Gordes, La Borde, 24 août 1571. Reçue à La Terrasse, le 01 septembre 1571
Monseigneur je suis depuis cinq ou six jours en ce lieu pour prendre lair et donner ordre
à mes affaires, ce que jespère avoir faict dans autres IIII ou 6 jours. Si puis prendre le
chemin de la court et y aller dire mes adieux, ensemble y parachever ce que je pourray de
ce qui vous touchera et notre compaignie. Je receus hier bien tard votre lettre du VIIme aoust, acccompaignée
de plusieurs autres. J’envoye ce matin Valernod à Paris pour mettre à la poste ceulx quescriviz
monsieur de Chastellard qui sest mis devant à la court. Le roy et la royne ont bonne opinion
des compaignies des Corses, ce qui pourra faciliter leur payement. Et quant aux aultres compaignies,
je vous ay jà escrit quelles sont toutes cassées. Ledit sieur de Chastellard sollicitera par tous les
moyens de recouvrer quelques estatz de gardes des petis seaulx pour deux des votres.
Vray est que ce ne sera sans finance, pource que tout tourne au prouffit de la royne.
Je persiste à mon advis quil ne sera hors de propos que faisiés ung voyaige par deça.
Nous en deviserons de bouche sy n’estes departy avant que je soye arrivé en Daulphiné où je
ne vois pas que nous puissions arriver guières plustost qu’à la fin de septembre, dautant
que je pourray seiourner encore quelques huict jours passant par la court, et puis je voys
Bellemieu. Jay bonne esperance que voz VIm l[ivres] qui sont sur la parcelle passeront ceste
fois, car monsieur de St Bounet nous en a parlé en bonne sorte. Jen croy autant de la partie
de monseigneur le primat, lequel nest à la court ; ny monseigneur son père, car lun est
à Champigny et lautre à St Fergeol. Quant à faire le taux des [barré : coups] vivres des
compaignies de gendarmes estans en garnison en Daulphiné, estant arrivé à la court,
je feray ce que je pourray et ne doubte qu’on vous baillera la charge dy pourvoir, dautant
que estant sur les lieux, y scauriés mieulx donner ordre, les commis des Estatz appellez,
joinct quil vous appartient de faire ledit taux par la charge qu’avez destre lieutenant du roy.
Je ne vous veulx celler que je prens ung plaisir indicible à me proumener en ce lieu
qui est une belle pièce de terre toute en ung tenant et dure VIm pas à plain pied le long
du rivaige de Seine et environ deux mil cinq cens pas de large, les trois pas
faisans la toise ; et ayant gousté de ce plaisir, je ne mesbahis sy le prenez semblable à Laval.
Je finiray ma lettre par mes affectueuses recommandations à votre bonne grace, priant le
Createur vous donner
Monsieur en parfaicte santé, longue et contente vie. De La Borde, ce XXIIIIme jour
D’aoust 1571.
Vostre à jamais plus fidelle et plus
affectionné serviteur
Truchon
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</p><p id="1" n="5 " type="texte">chemin de la court et y aller dire mes adieux, ensemble y parachever ce que je pourray de
</p><p id="1" n="6 " type="texte">ce qui vous touchera et notre compaignie. Je receus hier bien tard votre lettre du VIIme aoust, acccompaignée
</p><p id="1" n="7 " type="texte">de plusieurs autres. J’envoye ce matin Valernod à Paris pour mettre à la poste ceulx quescriviz
</p><p id="1" n="8 " type="texte">monsieur de Chastellard qui sest mis devant à la court. Le roy et la royne ont bonne opinion
</p><p id="1" n="9 " type="texte">des compaignies des Corses, ce qui pourra faciliter leur payement. Et quant aux aultres compaignies,
</p><p id="1" n="10 " type="texte">je vous ay jà escrit quelles sont toutes cassées. Ledit sieur de Chastellard sollicitera par tous les
</p><p id="1" n="11 " type="texte">moyens de recouvrer quelques estatz de gardes des petis seaulx pour deux des votres.
</p><p id="1" n="12 " type="texte">Vray est que ce ne sera sans finance, pource que tout tourne au prouffit de la royne.
</p><p id="1" n="13 " type="texte">Je persiste à mon advis quil ne sera hors de propos que faisiés ung voyaige par deça.
</p><p id="1" n="14 " type="texte">Nous en deviserons de bouche sy n’estes departy avant que je soye arrivé en Daulphiné où je
</p><p id="1" n="15 " type="texte">ne vois pas que nous puissions arriver guières plustost qu’à la fin de septembre, dautant
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</p><p id="1" n="17 " type="texte">Bellemieu. Jay bonne esperance que voz VIm l[ivres] qui sont sur la parcelle passeront ceste
</p><p id="1" n="18 " type="texte">fois, car monsieur de St Bounet nous en a parlé en bonne sorte. Jen croy autant de la partie
</p><p id="1" n="19 " type="texte">de monseigneur le primat, lequel nest à la court ; ny monseigneur son père, car lun est
</p><p id="1" n="20 " type="texte">à Champigny et lautre à St Fergeol. Quant à faire le taux des [barré : coups] vivres des 
</p><p id="1" n="21 " type="texte">compaignies de gendarmes estans en garnison en Daulphiné, estant arrivé à la court,
</p><p id="1" n="22 " type="texte">je feray ce que je pourray et ne doubte qu’on vous baillera la charge dy pourvoir, dautant
</p><p id="1" n="23 " type="texte">que estant sur les lieux, y scauriés mieulx donner ordre, les commis des Estatz appellez,
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</p><p id="1" n="27 " type="texte">du rivaige de Seine et environ deux mil cinq cens pas de large, les trois pas 
</p><p id="1" n="28 " type="texte">faisans la toise ; et ayant gousté de ce plaisir, je ne mesbahis sy le prenez semblable à Laval.
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