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Texte de l’édition · graphies et annotations conservées
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XVII-62 Armagnac, Georges d', cardinal, co-légat d'Avignon, à M. de Gordes, Avignon, 02 septembre 1571. Reçue à Laval, le 09 septembre 1571.
Monsieur, depuis le retour de la court de celluy d’Auranges que y avoit esté envoyé, lequel m’apporta
votre lettre, jay receu les autres deux votres des XXe et XXIe daoust, la dernière le XXXe dicelluy
avec celle que le roy mescrit, et coppie de celles de sa majesté à vous et au sieur de Barchon pour le
faict de la restitution d’Auranges es mains dudit de Barchon, laquelle je tiens desia avoir esté
faicte par monsieur d’Arces, suyvant la volunté de sa majesté et votre, à laquelle nous ne pouvons
moins faire que de nous conformer, après que vous de votre part, et moy de la myenne, y avons eu
faict tout ce qu’avons peu pour remonstrer le mal et prejudice que telle restitution apportera
à tous les pays circonvoisins, et singullièrement aux pauvres catholicques dudit Aurange,
lesquelz, comme jentends, ne se veulent pas tant fier dudit de Barchon, ny du commandement
quil a de les traicter doulcement quilz, ou la pluspart nayent abandonné leurs maisons
pour aller habiter ailleurs, chose qui est bien grandement à deplorer ; et Dieu vueille
quil n’en advienne pis, et que sa majesté nait à se repentir de ne nous avoir creuz, ou que nous nous
trouvons menteurs en noz oppinions. Je presupose que ledit sieur d’Arces avant son despart
fera tout ce quil pourra pour recommander lesdits pauvres catholicques qui y demeureront,
mais je ne scay pas siledit Barchon aura souvenance du commandement dudit seigneur roy
et sil les en fera ressentir, de quoy nous nous pourrons appercevoir avec le temps ;
et quant il en useroit autrement, ou quil ne voysineroit comme il appartient, je
masseure que vous ne l’endurerez pas non plus que moy, pour le zelle que nous avons
à la protection des subiectz de sadite majesté et de ceste stat, qui nous a meuz d’en faire ce que
nous avons faict, et encores quil nait reussi selon noz intentions, si est-ce que les bons
nous en sentirons tousiours gré, et principallement Dieu, lequel je supplie vous donner
monsieur, en parfaicte santé, heureuse et longue vie, me recommandant bien
affectueusement à votre bonne grace. D’Avignon, le IIe de septembre 1571.
Votre plus affectioné à vous honorer
aymer et servir
G. card. d’Armaignac
Monsieur, je n’ay poinct aucunes nouvelles que monsieur de Nevers soit encores arrivé à Marseille.
Jacoit quil y ait quelques jours que ses chevaulx quil avoit laisser ly attendent et soubdain que
j’en entendray, je ne fauldray vous en faire part. Monsieur de Joyeuse est icy depuis ce matin, de
retour d’accompagner monsieur le cardinal Alessandrin jusques à la frontière d’Espaigne.
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</p><p id="1" n="2 " type="titre">XVII-62 Armagnac, Georges d', cardinal, co-légat d'Avignon, à M. de Gordes, Avignon, 02 septembre 1571. Reçue à Laval, le 09 septembre 1571.
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</p><p id="1" n="5 " type="texte">avec celle que le roy mescrit, et coppie de celles de sa majesté à vous et au sieur de Barchon pour le
</p><p id="1" n="6 " type="texte">faict de la restitution d’Auranges es mains dudit de Barchon, laquelle je tiens desia avoir esté
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