Projet GordesUne correspondance à la Renaissance

XVII · f° 127 · 1571-09-14

XVII-127 Rival, Guillaume, seigneur de Blagneux, à M. de Gordes, Blagneux, le 14 septembre 1571. Reçue à La Terrasse, le 17 septembre 1571.

Rival, Guillaume, seigneur de Blagneux → M. de Gordes

Transcription

Texte de l’édition · graphies et annotations conservées

-

XVII-127 Rival, Guillaume, seigneur de Blagneux, à M. de Gordes, Blagneux, le 14 septembre 1571. Reçue à La Terrasse, le 17 septembre 1571.

Monseigneur, repassant dernierement par Avignon à notre retour de Marceille,

estant allé bayser les mains au seigneur Torquatto, après lavoir assez

longuement entretenu, je receups une charge de luy pour vous dire,

de laquelle, si je ne men suys sitost acquitté comment je debvois, je

vous suplie très humblement en accuser lesperance que javois destre

de iour à aultre deschargé de quelques affères qui me pressoyent

assez pour avoir moyen de vous aller fère la reverance et la vous

dire de bouche ; mais, men estant encores survenus de nouveaux,

et telz quilz ne me permettent si promptement partir disy, je nay

voulu faillir vous fère entendre par cettecy les propos quil me

tint, après mavoir protesté quil ny avoit seigneur en France, fussent

les mareschaulx mesmes, à qui il voulust ceder pour le commandement,

mais qu’à vous il obeyroittouiours comment votre valet mesmes, pour

avoir par voz actions tant recongnu de meriter en vous quil

ne penssoit que le pape, le roy et le roy d’Espaigne eussent

auiourduy personne si digne en leur service que vous ; il me

pria très instamment vous dire que ayant en quelques jours au

paravant ung catterre si violent quil lavoit presque failly

à suffocquer, il avoit envoyé demander congé à sa Sainteté

pour aller en Italie changer dair, lequel, penssant luy estre

accordé, il vous suplioit si aviez affère dobtenir quelque chose

dicelle, de luy en envoyer les memoyres et questant à Rome,

il vous servoroit de si fidèle soliciteur quil ne failloit point

doubter que nemportissiez ce que demanderiez, tant pour le

service quil vous y feroit, que pour la bonne envie que sadite

Saincteté avoit de semployer pour vous, comment rendoit

temoignaige la lettre que le cardinal Alexandrin luy avoit

escripte, laquelle ledit seigneur Torquatto vous avoit envoyée

comment il me dict ; et si estiez en ceste volonté quil se failloit

haster, car les papes ne sontdesi longue durée que les rois, et memes

[v] cetuy cy qui avoit desia le pied sur la fosse. Monseigneur, il me dict

cela avec telle si affectionné quil meust semblé faire trop de tort

à sa bonne volonté si je ne vous leusse escript par les mesmes

termes quil me tint, ce que je masseure quil executeroit plus volontiers

quil ne le presente. Voilla en somme tout ce dont il me chargea que

je vous suplieray encores très humblement ne trouver mailvais si

[barré : plus] de meilleur heure je ne vous lay faict entendre, mais

les raisons que jey deduictes cy dessus me serviront sil vous

plaict de legitime escuse. Et atant

monseigneur, je vous bayseray très humblement les mains, supliant

le Createur quil vous doint en parfaicte sancté très longue

et heureuse vie. De Blanieu, ce XIIIIe septembre 1571.

Votre plus humble et obeyssant serviteur

Blanieu

Consulter le XML intégral
<div id="lettre" index="1272" class="add" name="admin" date="2020-10-26T18:42:30.016+01:00"><desc><tome>XVII</tome><folios><f>127</f></folios><expediteur>Rival, Guillaume, seigneur de Blagneux</expediteur><destinataire>M. de Gordes</destinataire><date type="reponse" cat="reelle"/><date type="expedition" cat="reelle">1571-09-14</date><date type="expedition" cat="affiche">1571-09-14</date><date type="reception" cat="reelle">1571-09-17</date><lieu type="expedition" gps="45° 18’ 56’’ N ; 5° 30’ 44’’ E">Blagneux</lieu><lieu type="reception" gps="45° 31’ 87’’ N ; 5° 91’ 83’’ E">La Terrasse</lieu><hyperlien/><bibliographie/><note/></desc><p id="1" n="1  " type="texte">          -&#xD;</p><p id="1" n="2  " type="titre">XVII-127 Rival, Guillaume, seigneur de Blagneux, à M. de Gordes, Blagneux, le 14 septembre 1571. Reçue à La Terrasse, le 17 septembre 1571.&#xD;</p><p id="1" n="3  " type="texte">Monseigneur, repassant dernierement par Avignon à notre retour de Marceille,&#xD;</p><p id="1" n="4  " type="texte">estant allé bayser les mains au seigneur Torquatto, après lavoir assez&#xD;</p><p id="1" n="5  " type="texte">longuement entretenu, je receups une charge de luy pour vous dire,&#xD;</p><p id="1" n="6  " type="texte">de laquelle, si je ne men suys sitost acquitté comment je debvois, je&#xD;</p><p id="1" n="7  " type="texte">vous suplie très humblement en accuser lesperance que javois destre&#xD;</p><p id="1" n="8  " type="texte">de iour à aultre deschargé de quelques affères qui me pressoyent&#xD;</p><p id="1" n="9  " type="texte">assez pour avoir moyen de vous aller fère la reverance et la vous&#xD;</p><p id="1" n="10  " type="texte">dire de bouche ; mais, men estant encores survenus de nouveaux,&#xD;</p><p id="1" n="11  " type="texte">et telz quilz ne me permettent si promptement partir disy, je nay&#xD;</p><p id="1" n="12  " type="texte">voulu faillir vous fère entendre par cettecy les propos quil me&#xD;</p><p id="1" n="13  " type="texte">tint, après mavoir protesté quil ny avoit seigneur en France, fussent&#xD;</p><p id="1" n="14  " type="texte">les mareschaulx mesmes, à qui il voulust ceder pour le commandement,&#xD;</p><p id="1" n="15  " type="texte">mais qu’à vous il obeyroittouiours comment votre valet mesmes, pour&#xD;</p><p id="1" n="16  " type="texte">avoir par voz actions tant recongnu de meriter en vous quil&#xD;</p><p id="1" n="17  " type="texte">ne penssoit que le pape, le roy et le roy d’Espaigne eussent&#xD;</p><p id="1" n="18  " type="texte">auiourduy personne si digne en leur service que vous ; il me&#xD;</p><p id="1" n="19  " type="texte">pria très instamment vous dire que ayant en quelques jours au&#xD;</p><p id="1" n="20  " type="texte">paravant ung catterre si violent quil lavoit presque failly&#xD;</p><p id="1" n="21  " type="texte">à suffocquer, il avoit envoyé demander congé à sa Sainteté&#xD;</p><p id="1" n="22  " type="texte">pour aller en Italie changer dair, lequel, penssant luy estre&#xD;</p><p id="1" n="23  " type="texte">accordé, il vous suplioit si aviez affère dobtenir quelque chose&#xD;</p><p id="1" n="24  " type="texte">dicelle, de luy en envoyer les memoyres et questant à Rome,&#xD;</p><p id="1" n="25  " type="texte">il vous servoroit de si fidèle soliciteur quil ne failloit point&#xD;</p><p id="1" n="26  " type="texte">doubter que nemportissiez ce que demanderiez, tant pour le&#xD;</p><p id="1" n="27  " type="texte">service quil vous y feroit, que pour la bonne envie que sadite&#xD;</p><p id="1" n="28  " type="texte">Saincteté avoit de semployer pour vous, comment rendoit&#xD;</p><p id="1" n="29  " type="texte">temoignaige la lettre que le cardinal Alexandrin luy avoit&#xD;</p><p id="1" n="30  " type="texte">escripte, laquelle ledit seigneur Torquatto vous avoit envoyée&#xD;</p><p id="1" n="31  " type="texte">comment il me dict ; et si estiez en ceste volonté quil se failloit&#xD;</p><p id="1" n="32  " type="texte">haster, car les papes ne sontdesi longue durée que les rois, et memes&#xD;</p><p id="1" n="33  " type="texte">[v] cetuy cy qui avoit desia le pied sur la fosse. Monseigneur, il me dict&#xD;</p><p id="1" n="34  " type="texte">cela avec telle si affectionné quil meust semblé faire trop de tort&#xD;</p><p id="1" n="35  " type="texte">à sa bonne volonté si je ne vous leusse escript par les mesmes&#xD;</p><p id="1" n="36  " type="texte">termes quil me tint, ce que je masseure quil executeroit plus volontiers&#xD;</p><p id="1" n="37  " type="texte">quil ne le presente. Voilla en somme tout ce dont il me chargea que&#xD;</p><p id="1" n="38  " type="texte">je vous suplieray encores très humblement ne trouver mailvais si&#xD;</p><p id="1" n="39  " type="texte">[barré : plus] de meilleur heure je ne vous lay faict entendre, mais&#xD;</p><p id="1" n="40  " type="texte">les raisons que jey deduictes cy dessus me serviront sil vous&#xD;</p><p id="1" n="41  " type="texte">plaict de legitime escuse. Et atant&#xD;</p><p id="1" n="42  " type="texte">monseigneur, je vous bayseray très humblement les mains, supliant&#xD;</p><p id="1" n="43  " type="texte">le Createur quil vous doint en parfaicte sancté très longue&#xD;</p><p id="1" n="44  " type="texte">et heureuse vie. De Blanieu, ce XIIIIe septembre 1571.&#xD;</p><p id="1" n="45  " type="texte">Votre plus humble et obeyssant serviteur&#xD;</p><p id="1" n="46  " type="texte">Blanieu&#xD;</p><p id="1" n="47  " type="texte"/></div>

Fac-similé

2 vue(s) identifiée(s) dans le catalogue du corpus.

La visionneuse se charge à l’approche de cette section.

JPEG original — vue 1 · JPEG original — vue 2

Lieux de la lettre

Repérage selon les coordonnées du corpus, sans géocodage externe. Fond géographique contemporain indicatif, Natural Earth.