Projet GordesUne correspondance à la Renaissance

XVII · f° 163 · 1571-09-26

XVII-163 Bellièvre, Jean de, seigneur d’Hautefort, troisième président au parlement du Dauphiné, à M. de Gordes, Grenoble, 26 septembre 1571. Reçue à La Terrasse, le 26 septembre 1571. Répondue.

Bellièvre, Jean de, seigneur d’Hautefort, troisième président au parlement du Dauphiné → M. de Gordes

Transcription

Texte de l’édition · graphies et annotations conservées

-

XVII-163 Bellièvre, Jean de, seigneur d’Hautefort, troisième président au parlement du Dauphiné, à M. de Gordes, Grenoble, 26 septembre 1571. Reçue à La Terrasse, le 26 septembre 1571. Répondue.

Monseigneur, au retour de lesbat que jestoye allé prendre

ce matin avecq monsieur de Pressins, jay trouvé que monsieur

de Chapponay mavoyt apporté votre pacquet du jour d’huy.

Je rendray à monsieur de Boniveau ce que va à luy et vous renvoye

le surplus. Nous ne sommes pas plus seur de bref [ou bien ?] que messieurs

de Provence la première foye que monsieur de St-Sal naura tout

ce quil demandera. Quant aux lettres de monsieur de Sault et celles

que luy ont esté escriptes, il est aisé à veoir que celles que sont

en un mesme fueille de papier sont dun mesme

style et trouve la lettrine bien forte, eu esgard que dun

costé on affaire à une home de cour et supporte ; et que de laultre

cousté, [barré : qu] ces jeunes seigneurs seront bien peu advisés quelque addresse

que lon aye à monsieur d’Uzez. Je vous envoye une lettre que jay

receu de monsieur de Langes. Jescriray à mon frère touchant votre

different avecq monsieur de Chattres. Je ne croye pas aysement

ce quil dict avoir entendu touchant monsieur le chancellier, au

moins de la sorte quest couché. Je nay encor sceu que

monsieur des Addrèz est venu en ceste ville. Ledit sieur de Pressins

mest venu trouver ce matin et mayant mené à lesbat,

ma reprins le porpoz de monsieur de Montfort, lequel il a fort

tempéré, sans toutesfoye me sembler conclure fort clairement

son dire. Je luy ay respondu le plus clair que jay peu

comme je me desire vous dire un jour le pendant. Je me

recommande très humblement à votre bone grace, en suppliant le Createur

quil vous done,

monseigneur, en parfaicte santé, longue et heureuse vie.

De Grenoble, le XXVIe jour de 7bre 1571.

Votre très humble et très affectionné

Serviteur

Bellievre

Quant à monsieur de Ste-Marie, jentens quil nest

chargé de linvest ains seulement de quelques

v iolences de lan 1563 ou 1564.

Vous aurés entendu de la blesseure de

Raucoles, lequel jentens estre [barré : f] bien mal

à cause du coup quil a sur la marque

pour rien, de quoy on parle de le trapanner.

On dict que ce sont les Suysses et luy done

on le tort. Je ne vous en scauroye dire

aucunes particularités pour ne men estre encor

enquis. Bien voudroye-je quil ne fust advenu.

Consulter le XML intégral
<div id="lettre" index="1306" class="add" name="admin" date="2020-10-28T21:06:22.528+01:00"><desc><tome>XVII</tome><folios><f>163</f></folios><expediteur>Bellièvre, Jean de, seigneur d’Hautefort, troisième président au parlement du Dauphiné</expediteur><destinataire>M. de Gordes</destinataire><date type="reponse" cat="reelle"/><date type="expedition" cat="reelle">1571-09-26</date><date type="expedition" cat="affiche">1571-09-26</date><date type="reception" cat="reelle">1571-09-26</date><lieu type="expedition" gps="45° 19' 91'' N ; 5° 73' 62'' E">Grenoble</lieu><lieu type="reception" gps="45° 31’ 87’’ N ; 5° 91’ 83’’ E">La Terrasse</lieu><hyperlien/><bibliographie/><note>Répondue</note></desc><p id="1" n="1  " type="texte">          -&#xD;</p><p id="1" n="2  " type="titre">XVII-163 Bellièvre, Jean de, seigneur d’Hautefort, troisième président au parlement du Dauphiné, à M. de Gordes, Grenoble, 26 septembre 1571. Reçue à La Terrasse, le 26 septembre 1571. Répondue.&#xD;</p><p id="1" n="3  " type="texte">Monseigneur, au retour de lesbat que jestoye allé prendre &#xD;</p><p id="1" n="4  " type="texte">ce matin avecq monsieur de Pressins, jay trouvé que monsieur&#xD;</p><p id="1" n="5  " type="texte">de Chapponay mavoyt apporté votre pacquet du jour d’huy.&#xD;</p><p id="1" n="6  " type="texte">Je rendray à monsieur de Boniveau ce que va à luy et vous renvoye &#xD;</p><p id="1" n="7  " type="texte">le surplus. Nous ne sommes pas plus seur de bref [ou bien ?] que messieurs&#xD;</p><p id="1" n="8  " type="texte">de Provence la première foye que monsieur de St-Sal naura tout&#xD;</p><p id="1" n="9  " type="texte">ce quil demandera. Quant aux lettres de monsieur de Sault et celles&#xD;</p><p id="1" n="10  " type="texte">que luy ont esté escriptes, il est aisé à veoir que celles que sont&#xD;</p><p id="1" n="11  " type="texte">en un mesme fueille de papier sont dun mesme&#xD;</p><p id="1" n="12  " type="texte">style et trouve la lettrine bien forte, eu esgard que dun&#xD;</p><p id="1" n="13  " type="texte">costé on affaire à une home de cour et supporte ; et que de laultre&#xD;</p><p id="1" n="14  " type="texte">cousté, [barré : qu] ces jeunes seigneurs seront bien peu advisés quelque addresse&#xD;</p><p id="1" n="15  " type="texte">que lon aye à monsieur d’Uzez. Je vous envoye une lettre que jay&#xD;</p><p id="1" n="16  " type="texte">receu de monsieur de Langes. Jescriray à mon frère touchant votre&#xD;</p><p id="1" n="17  " type="texte">different avecq monsieur de Chattres. Je ne croye pas aysement&#xD;</p><p id="1" n="18  " type="texte">ce quil dict avoir entendu touchant monsieur le chancellier, au&#xD;</p><p id="1" n="19  " type="texte">moins de la sorte quest couché. Je nay encor sceu que&#xD;</p><p id="1" n="20  " type="texte">monsieur des Addrèz est venu en ceste ville. Ledit sieur de Pressins&#xD;</p><p id="1" n="21  " type="texte">mest venu trouver ce matin et mayant mené à lesbat,&#xD;</p><p id="1" n="22  " type="texte">ma reprins le porpoz de monsieur de Montfort, lequel il a fort&#xD;</p><p id="1" n="23  " type="texte">tempéré, sans toutesfoye me sembler conclure fort clairement&#xD;</p><p id="1" n="24  " type="texte">son dire. Je luy ay respondu le plus clair que jay peu&#xD;</p><p id="1" n="25  " type="texte">comme je me desire vous dire un jour le pendant. Je me&#xD;</p><p id="1" n="26  " type="texte">recommande très humblement à votre bone grace, en suppliant le Createur&#xD;</p><p id="1" n="27  " type="texte">quil vous done,&#xD;</p><p id="1" n="28  " type="texte">monseigneur, en parfaicte santé, longue et heureuse vie. &#xD;</p><p id="1" n="29  " type="texte">De Grenoble, le XXVIe jour de 7bre 1571.&#xD;</p><p id="1" n="30  " type="texte">Votre très humble et très affectionné&#xD;</p><p id="1" n="31  " type="texte">Serviteur &#xD;</p><p id="1" n="32  " type="texte">Bellievre&#xD;</p><p id="1" n="33  " type="texte">Quant à monsieur de Ste-Marie, jentens quil nest&#xD;</p><p id="1" n="34  " type="texte">chargé de linvest ains seulement de quelques&#xD;</p><p id="1" n="35  " type="texte">v iolences de lan 1563 ou 1564.&#xD;</p><p id="1" n="36  " type="texte">Vous aurés entendu de la blesseure de&#xD;</p><p id="1" n="37  " type="texte">Raucoles, lequel jentens estre [barré : f] bien mal&#xD;</p><p id="1" n="38  " type="texte">à cause du coup quil a sur la marque&#xD;</p><p id="1" n="39  " type="texte">pour rien, de quoy on parle de le trapanner.&#xD;</p><p id="1" n="40  " type="texte">On dict que ce sont les Suysses et luy done&#xD;</p><p id="1" n="41  " type="texte">on le tort. Je ne vous en scauroye dire&#xD;</p><p id="1" n="42  " type="texte">aucunes particularités pour ne men estre encor&#xD;</p><p id="1" n="43  " type="texte">enquis. Bien voudroye-je quil ne fust advenu.</p></div>

Fac-similé

2 vue(s) identifiée(s) dans le catalogue du corpus.

La visionneuse se charge à l’approche de cette section.

JPEG original — vue 1 · JPEG original — vue 2

Lieux de la lettre

Repérage selon les coordonnées du corpus, sans géocodage externe. Fond géographique contemporain indicatif, Natural Earth.