Projet GordesUne correspondance à la Renaissance

XVII · f° 164-165 · 1571-09-28

XVII-164-165 Bellièvre, Jean de, seigneur d’Hautefort, troisième président au parlement du Dauphiné, à M. de Gordes, Grenoble, le 28 septembre 1571. Reçue à La Terrasse, le 29 septembre 1571.

Bellièvre, Jean de, seigneur d’Hautefort, troisième président au parlement du Dauphiné → M. de Gordes

Transcription

Texte de l’édition · graphies et annotations conservées

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XVII-164-165 Bellièvre, Jean de, seigneur d’Hautefort, troisième président au parlement du Dauphiné, à M. de Gordes, Grenoble, le 28 septembre 1571. Reçue à La Terrasse, le 29 septembre 1571.

Monseigneur, au retour de Montavil, je [barré : ve] trouvay votre

pacquet du jour dhier, mais monsieur des Adrés sen estoyt

deià retourné à cause, comme jentens, quil avoyt eu la

fièvre toute la nuict. Ja[barré : v]y[barré : oye] veu monsieur de Bonrepos

qui a esté bien malade, mais à present il se porte mieux,

comme aussi faict madamoiselle sa femme. Il me dict

que Margaillet lavoyt esté veoir et dict que Piedgros

estoyt mort. Nous allons ce matin assister

à lanniversère de feu monsieur de St-Marcel. Si je y

entens quelque chose de nouveau, je ladjouxteray à la presente.

Quant à monsieur le chancellier, ce bruict pourroyt

avoir esté mys sus aussi toust pour luy i[n]citer envye que pour aultre

chose et pour vouloir dire « voilà comme il est eslevé » ;

et ne croy pas que le pretendu proposant leust prins

par là. Quant à la damoyselle, vous voyés, monseigneur,

comme les defenses sont foybles au respect de la batterie.

Bien ay-je opinion que le frère en aura escrit de mesme à

monsieur de Vantadour. De ma part, jen ay regret non tant

pour le respect particulier que scavés ; car, oultre ce que

le personage dont est question est encor bien jeune pour la

marier, jespère quil sera si vertueulx quil en trouvera

qui luy seront aussi à propoz, mais jen ay requis principalement

pour l’hooneur et affection que jay porté au père, lequel sil vivoyt

je pense que celuy que demande aujourdhuy sa fille, auroyt

esté lu des derniers auquel il lauroyt voulu bailler,

car [barré : au] je me souviens combien peu il aymoyt loncle

et comme peu il eust voulu user de son conseil que se fust

[v] combien il desestimoyt et hayssoyt le père et combien

il eust estimé indigne de son alliance tout ce qui depens

diceluy ; et me semble une grand pitié et indignité

quil faille aujourdhuy que par ces moyens exquis elle

leur tumbe entre [barré : leurs] les mains. Je desyreroye que ledit

fils [barré : adjouxte encor à sa response et ce que vous dictes]

dict an demeurant sec et ouvertement que ses principaux

parents et amys ne sont poinct dadvis que lon parle encor

de marier sa seur et quil ne [barré : scaur] luy avoyt dict

que sil ny prenoyt plaisir, il nen parleroyt plus,

quil luy declaroyt quil ne scauroyt avoir agreable

quil luy en feist faire ceste prinse aultrement que estimoyt

que lors se veuille advantager sur son jeune eage car

sil ne parle des grosses deues il ne sen depaisera

jamais, mais ce pendant, il fauldroyt pour …..

que monsieur le comte de Vantadour à qui icelle appartient

de plus pour la faire randre à sa [barré : me] femme.

Monseigneur, je me recommande très humblement à votre

bonne grace et supplie Notre Seigneur quil vous done

en parfaicte santé longue et heureuse vie. De

Grenoble, ce XXVIIIe jour de septembre

1571.

Votre très humble et très affectionné

serviteur

Bellievre

[165] Monsieur, le president de Portes ma dict avoir parlé

au jeune Minart qui partist de la cour il y a XIII jours

[barré : le] et dict que monsieur ladmiral y devoyt arriver ce jour

là, quil y avoyt veu Teligny, La Noue, Briquemaut

et aultres de la religion, que quelques [barré : cho] bruictz

que nous ayons faict par deçà on ne parle en cour que de faire

bone chaire sans quil y aye apparence quil communique

de tous les mescontentements entre les frères dont on a parlé.

Bien dict-il quil ny a plus ambassadeurs, ne pour le

roy Philippe, ne pour la royne d’Angleterre, mais je

nen croy rien car je nay jamais entendu que les

ambassadeurs sen voysent, sinon en cas de guerre ouverte,

mais plus tost je cuyde quilz seront en quelqu lieu

au près.

Monseigneur, jay gardé la presente jusques à ceste heure

pour navoir trouvé par qui la vous envoyer. Jay rendu

à monsieur de Bonniveau ce que venoye à luy.

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Fac-similé

Aucune image correspondant à cette cote n’a été retrouvée dans le catalogue. Les références documentaires sont conservées.

Lieux de la lettre

Repérage selon les coordonnées du corpus, sans géocodage externe. Fond géographique contemporain indicatif, Natural Earth.