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Texte de l’édition · graphies et annotations conservées
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XXII-95 Urre, Rostaing d', seigneur d’Ourches, à M. de Gordes, Montélimar, 04 février 1574. Reçue à Valence, le 04 février 1574
Monsieur, jay receu les lestres quil vous a pleu mescrire par le cappitaine Menon et Marchyer. Je ne say quelle
responce vous aurés [barré : fa] huee du sieur de Mirebel pour leslargissement du jeune Bruyères et chastelain de
Chasteaudouble. Je say que leurs souldatz faisoyent estat den tirer une excessive ransson, qui me faict doubter de
leurs libertés. Jay nouvelles quil y a quatre jours que le cappitaine Fremillier est party de Nhyons pour Avignon. Je vous
envoye une lettre [barré : de] que le sieur de Taillade ma escrite où il discourt du succès de lentreprise que les ennemys firent
la nuict du vendredy à Baignolz. Il est passé aujourdhuy ung courrier allant à la court qui ha passepourt de
monsieur de Carces qui est appointé en contrayre partye de celuy qui vous ha parlé de Celon de Craux, car il
ma dit quil y avoit troys centz chevaus des ennemys et certayne troupe darquebusiers qui passarent vendredy la
Durance pour aller faire une extraicte à la compagnye de monsieur le mareschal de Retz ; mays ladvertissement du
dit seigneur de Carces vint si à propos à monsieur de Momperon quilz eurent moyen de ce retirer en lieu fermé. Il ma
encoures faict entendre que si ledit seigneur ne ce fut trouvé ces jours passés à Aix, quil y avoit une eslevation
populayre en dangier quelle seroit generalle en son gouvernement si ssa prudente providence ny pourvoyt comme
elle faict. Voyla comme chacun en parle selon la passion qui les domine. Jay eu advertissement comme ce
soldat qui estoit avec les ennemys quon appelloit Gourdes, qui estoit votre [barré : fief] subiect, ha esté tuée.
Ilz le tenoyent pour ung mineur bien quil ne fut pas Angloys. Je parly hiert à Antragues qui me dit que monsieur
le cardinal de Bourbon sollicite vivement le roy affin quil ny aye aultre general au Contat que celuy que le
pape y ha ordonné. Son nonce aussi ny demeure pas court, de mesmes ung qui est à la court pour le païs, de fasson
que ledit Antragues est deliberé comme serviteur quil est à monsieur de Suze, de luy conseiller de presser
toute poursuite. Il ma dit que les compagnies de gendarmes doyvent servir alternativement et parce moyen il ny
aura aulcune casserye, et que le roy na retenu en toute la France que dis et huict compagnies de gens de
piet à deus centz cinquante hommes pour enseigne, dont la moindre payecera de douze francz. Je salue voz bonnes
graces par mes très humbles recommandations, priant Notre Seigneur vous donner
monsieur, en très bonne sancté, longue et hereuse vye. Au Mon[telim]ar, ce IIIIe febvrier
Vostre très humble filz et très hobeyssant serviteur
Hourches
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</p><p id="1" n="2 " type="titre">XXII-95 Urre, Rostaing d', seigneur d’Ourches, à M. de Gordes, Montélimar, 04 février 1574. Reçue à Valence, le 04 février 1574
</p><p id="1" n="3 " type="texte">Monsieur, jay receu les lestres quil vous a pleu mescrire par le cappitaine Menon et Marchyer. Je ne say quelle
</p><p id="1" n="4 " type="texte">responce vous aurés [barré : fa] huee du sieur de Mirebel pour leslargissement du jeune Bruyères et chastelain de
</p><p id="1" n="5 " type="texte">Chasteaudouble. Je say que leurs souldatz faisoyent estat den tirer une excessive ransson, qui me faict doubter de
</p><p id="1" n="6 " type="texte">leurs libertés. Jay nouvelles quil y a quatre jours que le cappitaine Fremillier est party de Nhyons pour Avignon. Je vous
</p><p id="1" n="7 " type="texte">envoye une lettre [barré : de] que le sieur de Taillade ma escrite où il discourt du succès de lentreprise que les ennemys firent
</p><p id="1" n="8 " type="texte">la nuict du vendredy à Baignolz. Il est passé aujourdhuy ung courrier allant à la court qui ha passepourt de
</p><p id="1" n="9 " type="texte">monsieur de Carces qui est appointé en contrayre partye de celuy qui vous ha parlé de Celon de Craux, car il
</p><p id="1" n="10 " type="texte">ma dit quil y avoit troys centz chevaus des ennemys et certayne troupe darquebusiers qui passarent vendredy la
</p><p id="1" n="11 " type="texte">Durance pour aller faire une extraicte à la compagnye de monsieur le mareschal de Retz ; mays ladvertissement du
</p><p id="1" n="12 " type="texte">dit seigneur de Carces vint si à propos à monsieur de Momperon quilz eurent moyen de ce retirer en lieu fermé. Il ma
</p><p id="1" n="13 " type="texte">encoures faict entendre que si ledit seigneur ne ce fut trouvé ces jours passés à Aix, quil y avoit une eslevation
</p><p id="1" n="14 " type="texte">populayre en dangier quelle seroit generalle en son gouvernement si ssa prudente providence ny pourvoyt comme
</p><p id="1" n="15 " type="texte">elle faict. Voyla comme chacun en parle selon la passion qui les domine. Jay eu advertissement comme ce
</p><p id="1" n="16 " type="texte">soldat qui estoit avec les ennemys quon appelloit Gourdes, qui estoit votre [barré : fief] subiect, ha esté tuée.
</p><p id="1" n="17 " type="texte">Ilz le tenoyent pour ung mineur bien quil ne fut pas Angloys. Je parly hiert à Antragues qui me dit que monsieur
</p><p id="1" n="18 " type="texte">le cardinal de Bourbon sollicite vivement le roy affin quil ny aye aultre general au Contat que celuy que le
</p><p id="1" n="19 " type="texte">pape y ha ordonné. Son nonce aussi ny demeure pas court, de mesmes ung qui est à la court pour le païs, de fasson
</p><p id="1" n="20 " type="texte">que ledit Antragues est deliberé comme serviteur quil est à monsieur de Suze, de luy conseiller de presser
</p><p id="1" n="21 " type="texte">toute poursuite. Il ma dit que les compagnies de gendarmes doyvent servir alternativement et parce moyen il ny
</p><p id="1" n="22 " type="texte">aura aulcune casserye, et que le roy na retenu en toute la France que dis et huict compagnies de gens de
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</p><p id="1" n="25 " type="texte">monsieur, en très bonne sancté, longue et hereuse vye. Au Mon[telim]ar, ce IIIIe febvrier
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Lieux de la lettre
Repérage selon les coordonnées du corpus, sans géocodage externe. Fond géographique contemporain indicatif, Natural Earth.