Projet GordesUne correspondance à la Renaissance

XXII · f° 130 · 1574-02-08

XXII-130 Urre, Rostaing d', seigneur d’Ourches, à M. de Gordes, Montélimar, 08 février 1574. Reçue à Valence, le 13 février 1574. Répondu le 13 février 1574

Urre, Rostaing d', seigneur d’Ourches → M. de Gordes

Transcription

Texte de l’édition · graphies et annotations conservées

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XXII-130 Urre, Rostaing d', seigneur d’Ourches, à M. de Gordes, Montélimar, 08 février 1574. Reçue à Valence, le 13 février 1574. Répondu le 13 février 1574

Monsieur, jay receu voz lettres du IIIIe, Ve et VIe, ensemble celles de messieurs d’Evènes, Chastellard et

Langes, lesquelles je vous ranvoye par ce pourteur que le cappitaine Menon vous ha despeché expressement daultant quil

est en doubte que nayés receue celle quil vous escrivit le IIIIe par le courryer qui vous rendit la mienne de ce

mesme jourt où celle du sieur de Taille que mavés renvoyée estoit incluse ; quant au soldat du cappitaine La Haye,

il ha la vraye mine dun matoys et croys que ce dont il ce plai[n]ct nest pas vérité. Je le confronteray devant son

dit cappitaine pour savoyr de quy procede le tout ; quant au sergent Cadet qui ha esté à moy, je lavoys fort bien apoincté

pour les louanges que le feu cappiatine Mayres men avoit dit, ayant vin[g]t et cinq francz par moys, estant dourdinayre

à ma table et neanmoins, sans occasion, il me vint presenter son congiet et me pryoyt par mesme moyen de luy

volloyr signer, ce que je fis, me disant au surplus que si ce nestoit quil ce presentoit une occasion pour son advancement,

quil ne me larroit point pour ung aultre, mays que je ne seroys pas marry quil allat prandre lenseigne du cappitaine La

Balme qui est dans La Mure. Jespère qung jourt le peché le menrra où il merite. Ce nest pas [barré : daultre] dauiourduy que les nouvelles

qui viennent de la court sont variables, daultant que celles du XXe du passé estoyent fort agreables et celle que monsieur de

Chastelard vous escrit de Parys du XXIIIIe du dit passé sont playnes de doubtes. De nouveau reviennent en ces provinces

de della ce seroit bien le comble de noz malheurs estoint par ce moyen le pouvoyr au roy de getter loeuil da [sic] celles de

dessa, lesquelles sont si affligées que doyvent servir dexemples aus autres, qui me semble ne devroyent pas pourter

envye à leurs calamités. Jespère que Notre Seigneur pourvoyrat à tout sil luy plaict, auquel je supplie vous donner

monsieur, en très bonne sancté longue et heureuse vye, saluant voz bonnes graces par mes très humbles

recommandations. Monsieur le president Truchon mat escrit que je luy envoyasse à la première oppourtunité une coppie

du don de la plus valluee [sic] de la terre de Jaunaiges que le roy a faict don à monsieur d’Evènes. Je ne scay pourquoy ny

où elle ce pourroit recouvrer. Au Monteilhymart, ce VIIe febvrier.

Vostre très humble filz et à jamays affectioné

serviteur

Hourche

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