Projet GordesUne correspondance à la Renaissance

XXII · f° 153 · 1574-02-09

XXII-153 Urre, Rostaing d', seigneur d’Ourches, à M. de Gordes, Montélimar, 09 février 1574. Reçue à Valence, le 09 février 1574

Urre, Rostaing d', seigneur d’Ourches → M. de Gordes

Transcription

Texte de l’édition · graphies et annotations conservées

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XXII-153 Urre, Rostaing d', seigneur d’Ourches, à M. de Gordes, Montélimar, 09 février 1574. Reçue à Valence, le 09 février 1574

Monsieur, je vous ranvoye le paquet que monsieur le vibalhif du Buys mat rendu. Le gentilhomme d’Avignon

qui passat yert par icy me donnat une lettre de monsieur d’Evènes, lequel madvertissoit de la venue à la court

de mmonsieur et madame de Lorrayne, et que le cappiteyne Nouvezan estoit hors de peyne estant en toute liberté

comme il avoit aprins de monsieur de Strossy, lequel plyat les espaules quant mondit sieur d’Evènes luy parla

en faveur de la compagnie dudit cappiteyne Nouveyzan. Jespère, avec layde de Dieu, que nous aurons bien toust la

fin de noz malheurs sil ne survient quelque empeschement de della au roy, ce que je ne puys croyre, entendu quil

ny a point de division parmy les princes, seigneurs et gentilhommes de ce royaulme, ce qui me faict daultant

bien esperer que sadite majesté efectuera ces louables desliberations. Jay veu la lettre que le negotiateur de la paix

vous ha escrite. Vous avés bien des frères qui marchent en votre endroict de meilleur piet que luy. Je pensoys que le

susiourt quil ha faict à la court reformeroit son bizarre et incivil estille, mays je voys bien que cest une

maladye qui laccompagnerat jusques à tumbeau, quelles honnestes lettres que mondit sieur d’Evènes vous escrivis quil luy

aye presenté à [barré : la c] son arrivée à la court ; au plus il en est libre, cest aultant à dire quil y a anguille

subz rouche. Je larray ce propos pour vous dire que ce pourteur est encoures tout encouleré de la prise dun

fort à troys luees [sic] de Montpellyer nommé Monferrand ; neanmoins, ceux de Nismes promectent à monsieur le

mareschal quilz feront de fasson quil sera remys à son obeissance, cest à dyre quilz en useront comme de Florensac

quoy que monsieur de Rosset ayent trouvé traictable le sieur de Mirebel pour le reguart des prisonnyers quil

tient. Jay grant peur quil ne deslivre jamays le sire Guillaume Bruyère, car je suis esté adverty que Le Mas na

esté à Pontays pour aultre occasion que pour le faire mouryr à loccasion de quelque innimytyé quil dit avoyr

avec ledit Bruyères. Il est bien vray que je fus vendredy à Sainct Gervays, mays ma femme na bougé deste ville quoy

quon vous ay dict au contrayre. Je salue voz bonnes graces par mes très humbles recommandations, priant Notre

Seigneur vous donner

monsieur,en très bonne sancté, longue et heureuse vye. Au Mon[telim]ar, ce IXe febvrier.

Vostre très humble très hobeyssant filz et à jamays

Serviteur

Hourche

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Fac-similé

Aucune image correspondant à cette cote n’a été retrouvée dans le catalogue. Les références documentaires sont conservées.

Lieux de la lettre

Repérage selon les coordonnées du corpus, sans géocodage externe. Fond géographique contemporain indicatif, Natural Earth.