Projet GordesUne correspondance à la Renaissance

XXII · f° 272 · 1574-02-18

XXII-272 Urre, Rostaing d’, seigneur d’Ourches, à M. de Gordes, Montélimar, 18 février 1574. Reçue à Valence, le 19 février 1574.

Urre, Rostaing d', seigneur d’Ourches → M. de Gordes

Transcription

Texte de l’édition · graphies et annotations conservées

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XXII-272 Urre, Rostaing d’, seigneur d’Ourches, à M. de Gordes, Montélimar, 18 février 1574. Reçue à Valence, le 19 février 1574.

Monsieur, le sieur de Nocase, present pourteur, ma recherché de vous supplier très humblement le volloyr accompaigner

de vos lettres de faveur à messieurs de la court pour lavoyr en recommandations luy administrant bonne et briesve [barré : et]

justice. Je vous asseure, monsieur, quil est gentilhomme dhonneur et si bien né quil merite quon sempl[o]ye pour luy. Il vous

discourira comme les ennemys demeurarent yer tout le jourt à la pleyne de Marsanne, le Puisainctmartin et Saivet où

ilz chassarent le jeusne Vesc qui leurs tirat deus pistolletades dhomme asseuré, dont le courvat quil acheptat des

Suysses le sortit de vitesse hors de la troupe desdits ennemys qui lavoyent envollopé, ce que le pouvre cappiteyne

Choveyron qui estoit avec luy ne peult faire car ilz le prindrent prisonnyer, bien quil fut sus ung bon cheval. Les

ditz ennemys estoyent mespartys en troys troupes, estant environ soissante hommes à cheval et quelque nombre

de genz de piet qui demeurarent long temps en notre boys [barré : dud] dauprès de Sainct Gervays, dont le dit sieur de Vesc mat

asseuré les avoyr veu et de plus près quil ne volloit. Tout ce que nous craignons en ces quartiers, cest quà

mezure quilz ne trouveront prisonnyers, quilz sattaquent aus meteries, laboureurs et bestail, dont la paix que

monsieur de Maugiron ferat ne nous guerirera [barré : t] de [lettres barrées] telz maulx. Quant ilz vindrent abourder les ditz sieurs

de Vesc et de Choveyron, ilz fesoyent semblant de venyr droict en ceste ville pourtant de grosses valises pour

executer plus aysement leurs desliberations, ne pourtant aulcune marque dennemys, sachant bien les endroictz pour

y dresser embuscades, estant noz voysins, parlant ung mesme laguaige et cognoyssant ung [barré : un] chacun de fasson

que je nattens que lheure de les avoyr au revallin deste ville en contrefaisant les marchantz. A quoy jay loeuil sy

ouvert que silz lentreprennent, ilz verront quilz y sont en attendis en bonne devotion. Je ne vous feroys pas si long

discours [barré : po] si cestoit par ung aultre, mays je say que monsieur de Nocase estant bien monté avec la compagnie de ces

amys se rendra en toute seureté à Valence, ce qui seroit difficille à ung aultre, car les ditz ennemys sont jourt et

nuict [barré : f] dung cousté et daultre sus les chemins dicy à Valence pour ce quilz nont [barré : j] point encoures veu ce

quartier sans cavallerye jusques à present. Quant aus corriers, je ne leurs conseillerès pas de ce metre en

chemin, craignant quil leurs mesadvienne. Je salue voz bonnes graces par mes très humbles recommandations, priant

Notre Seigneur vous donner

monsieur, en très bonne sancté, longue et hereuse vye. Au Mon[telim]ar, ce XVIIIe febvrier. Nous ne pouvons asteure

envoyer homme à Sainct Gervays quil ne soit troussé. Manas

est contrainct de contribuer ses vintz francz aus ditz ennemys ; ausy

tous les villaiges de la pleyne de Marsanne venant en ceste ville leurs sont contribuables

Vostre très humble très hobeyssant filz et à jamays

serviteur hourche

[marge gauche, en travers :] Monsieur, le dit sieur de Nocase vous dirat comme les ditz ennemys nous sont venus recognoistre ceste nuict. De quoy je suis bien ayse, car il ne ce peult faire meilleure guarde que nous faisons, y estant

ung chacun fort affectionnés, sans que je puisse descouvryr aulcune division en ceste ville, bien quon me donne advis de jourt à aultre du contrayre. Il fauldroit bien quil y eust en ce lieu grant quantité

de traytres silz vouloyent ny pouvoyent entreprandre contre nous pour lasseurance que jay de imfinis gens de bien quyl y a icy. Il y eust XX chevaulx qui venoyent de della Jabron et passarent Ribion

tirant à Enconne à une heure de neuf du soyr. Il y a icy ung mareschal de lougis de la compagnye de monsieur le mareschal de Damville, quest en pouste, qui ne cest hosé hazarder de passer, daultant quil dit estre chargé

de lettres et memoyres de la part de monsieur le mareschal de Danville et de messieurs de Caras, Monperou et Maugiron adressant en cour. il vous plairra me faire responce de ce que je vous ay escrit pour le reguard de la plus value de Jaunaiges.

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Il y a icy ung mareschal de lougis de la compagnye de monsieur le mareschal de Damville, quest en pouste, qui ne cest hosé hazarder de passer, daultant quil dit estre chargé&#xD;</p><p id="1" n="36  " type="texte">de lettres et memoyres de la part de monsieur le mareschal de Danville et de messieurs de Caras, Monperou et Maugiron adressant en cour. il vous plairra me faire responce de ce que je vous ay escrit pour le reguard de la plus value de Jaunaiges.&#xD;</p><p id="1" n="37  " type="texte"/></div>

Fac-similé

Aucune image correspondant à cette cote n’a été retrouvée dans le catalogue. Les références documentaires sont conservées.

Lieux de la lettre

Repérage selon les coordonnées du corpus, sans géocodage externe. Fond géographique contemporain indicatif, Natural Earth.