Projet GordesUne correspondance à la Renaissance

XXII · f° 277 · 1574-02-18

XXII-277 Grimaldi d’Antiboul, Lucrèce de, comtesse de Grignan, à M. de Gordes, Paris, 18 février 1574. Reçue à Montélimar, le 28 février 1574. Répondue.

Grimaldi d’Antiboul, Lucrèce de, comtesse de Grignan → M. de Gordes

Transcription

Texte de l’édition · graphies et annotations conservées

-

XXII-277 Grimaldi d’Antiboul, Lucrèce de, comtesse de Grignan, à M. de Gordes, Paris, 18 février 1574. Reçue à Montélimar, le 28 février 1574. Répondue.

Monsieur, ie reseus lautre iour ungne vostre letre. Dieu sait le

bien que me fut dantandre de vous nouvelles et bonne santé et Luy

prie vous y vouloir maintenir. Ie vous promecs que ian suis bien

an peine voyant le troubles qui sont ordinerement auprès de vous,

et qui sampresantent de nouveaus. Il faudroit aller bien loing pour

ne voir de facheries. Ie me remecs à monsieur de Veines mon cousin

à vous escripre de nouvelles de ce cartiers ; quand au miennes, ie suis

arivée an ce lieu an fort bonne santé, graces à Dieu, et toute ma

compagnie aussi. Et a esté nostre voyage bien heureus, car nous

avons heu le plus beau tamps quil e[s]t possible. Il e[s]t vray que an

ce mois de fevrier, il a fait de si grands frois que ma fille et

ma niepse ont une remue qui le fachent ung petit et sur tout ma

fille, mès iespère, avecques laide de Nostre Seigneur, que ce ne

sera rien. Quand à mes affaires, iay donmé [sic] quelque coomancement

et yer, nous plaidames dans la chambre des requetes, chacun par

son advocat. Si vous saviés, monsieur, les defances et raisons de

ma partie, vous an panceriés ce que beaucoup dautres an ont dit. Ie

pence que iustise me sera faite. Ie nay pas heu la peine de debatre

mes letres de coumitimus, car cela e[s]t passé ainsi. Il met veneu bien

à propos pour ninportuner la raine pour ce faict. Que[s]t tout ce

que ie vous escriprai pour le presant, que de vous suplier très humblement

me fère cet honneur de me departir de vous nonouvelles [sic] et vous

asseurer que nan ferés iamais part à perssonne qui de melleur cœur

desire vous fère bien humble service. Iay esté bien ayse de celles

que mavés mendé de madamoiselle d’Ourche ma niepse. Et sur ce, ie vous

baise très hunnblement le mains, priand Dieu que vous doinct,

monsieur, an très parfaicte santé, très heureuse longue vye. De Paris, ce XVIII

fevrier.

Vostre bien hunmble et obeyssante cousine

à vous fère servise LUCRECE DANTIBOUL.

Consulter le XML intégral
<div id="lettre" index="1550" class="add" name="admin" date="2024-10-02T09:35:26.442+02:00"><desc><tome>XXII</tome><folios><f>277</f></folios><expediteur>Grimaldi d’Antiboul, Lucrèce de, comtesse de Grignan</expediteur><destinataire>M. de Gordes</destinataire><date type="reponse" cat="reelle"/><date type="expedition" cat="reelle">1574-02-18</date><date type="expedition" cat="affiche">1574-02-18</date><date type="reception" cat="reelle">1574-02-28</date><lieu type="expedition" gps="48° 85’ 67’’ N ; 2° 35’ 21’’ E">Paris</lieu><lieu type="reception" gps="44° 55’ 69’’ N ; 4° 74’ 93’’ E">Montélimar</lieu><hyperlien/><bibliographie/><note/></desc><p id="1" n="1  " type="texte">          -&#xD;</p><p id="1" n="2  " type="titre">XXII-277 Grimaldi d’Antiboul, Lucrèce de, comtesse de Grignan, à M. de Gordes, Paris, 18 février 1574. Reçue à Montélimar, le 28 février 1574. Répondue.&#xD;</p><p id="1" n="3  " type="texte">Monsieur, ie reseus lautre iour ungne vostre letre. Dieu sait le&#xD;</p><p id="1" n="4  " type="texte">bien que me fut dantandre de vous nouvelles et bonne santé et Luy&#xD;</p><p id="1" n="5  " type="texte">prie vous y vouloir maintenir. Ie vous promecs que ian suis bien&#xD;</p><p id="1" n="6  " type="texte">an peine voyant le troubles qui sont ordinerement auprès de vous,&#xD;</p><p id="1" n="7  " type="texte">et qui sampresantent de nouveaus. Il faudroit aller bien loing pour&#xD;</p><p id="1" n="8  " type="texte">ne voir de facheries. Ie me remecs à monsieur de Veines mon cousin&#xD;</p><p id="1" n="9  " type="texte">à vous escripre de nouvelles de ce cartiers ; quand au miennes, ie suis&#xD;</p><p id="1" n="10  " type="texte">arivée an ce lieu an fort bonne santé, graces à Dieu, et toute ma&#xD;</p><p id="1" n="11  " type="texte">compagnie aussi. Et a esté nostre voyage bien heureus, car nous&#xD;</p><p id="1" n="12  " type="texte">avons heu le plus beau tamps quil e[s]t possible. Il e[s]t vray que an&#xD;</p><p id="1" n="13  " type="texte">ce mois de fevrier, il a fait de si grands frois que ma fille et&#xD;</p><p id="1" n="14  " type="texte">ma niepse ont une remue qui le fachent ung petit et sur tout ma&#xD;</p><p id="1" n="15  " type="texte">fille, mès iespère, avecques laide de Nostre Seigneur, que ce ne&#xD;</p><p id="1" n="16  " type="texte">sera rien. Quand à mes affaires, iay donmé [sic] quelque coomancement&#xD;</p><p id="1" n="17  " type="texte">et yer, nous plaidames dans la chambre des requetes, chacun par&#xD;</p><p id="1" n="18  " type="texte">son advocat. Si vous saviés, monsieur, les defances et raisons de&#xD;</p><p id="1" n="19  " type="texte">ma partie, vous an panceriés ce que beaucoup dautres an ont dit. Ie&#xD;</p><p id="1" n="20  " type="texte">pence que iustise me sera faite. Ie nay pas heu la peine de debatre&#xD;</p><p id="1" n="21  " type="texte">mes letres de coumitimus, car cela e[s]t passé ainsi. Il met veneu bien&#xD;</p><p id="1" n="22  " type="texte">à propos pour ninportuner la raine pour ce faict. Que[s]t tout ce&#xD;</p><p id="1" n="23  " type="texte">que ie vous escriprai pour le presant, que de vous suplier très humblement&#xD;</p><p id="1" n="24  " type="texte">me fère cet honneur de me departir de vous nonouvelles [sic] et vous&#xD;</p><p id="1" n="25  " type="texte">asseurer que nan ferés iamais part à perssonne qui de melleur cœur&#xD;</p><p id="1" n="26  " type="texte">desire vous fère bien humble service. Iay esté bien ayse de celles&#xD;</p><p id="1" n="27  " type="texte">que mavés mendé de madamoiselle d’Ourche ma niepse. Et sur ce, ie vous&#xD;</p><p id="1" n="28  " type="texte">baise très hunnblement le mains, priand Dieu que vous doinct,&#xD;</p><p id="1" n="29  " type="texte">monsieur, an très parfaicte santé, très heureuse longue vye. De Paris, ce XVIII&#xD;</p><p id="1" n="30  " type="texte">fevrier.&#xD;</p><p id="1" n="31  " type="texte">Vostre bien hunmble et obeyssante cousine&#xD;</p><p id="1" n="32  " type="texte">à vous fère servise      LUCRECE DANTIBOUL.&#xD;</p><p id="1" n="33  " type="texte"/></div>

Fac-similé

Aucune image correspondant à cette cote n’a été retrouvée dans le catalogue. Les références documentaires sont conservées.

Lieux de la lettre

Repérage selon les coordonnées du corpus, sans géocodage externe. Fond géographique contemporain indicatif, Natural Earth.