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Texte de l’édition · graphies et annotations conservées
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XXII-331 Desmarquets, Jean, secrétaire du duc de Mayenne, à M. de Gordes, Lyon, 26 février 1574. Reçue à Montélimar, le 28 février 1574.
Monseigneur, n’eut esté la crainte que javois de la tenue des estatz, je me
fusse acheminé avecq’ monsieur de Beloy, present porteur, pour aller devers vous et
vous randre compte de la creance de laquelle m’a chargé monsieur d’Ambrum,
laquelle est plus pondereuse que pressée, dont je me pourray aquitter
tout aussy tost quil vous plairra. Cependant, monseigneur, jay
advisé de vous envoier les lettres dudit sieur d’Ambrum et de monsieur d’Evènes
votre frère, que jay laissé à Paris en très bonne santé, regretant de ne povoir
partir pour vous venir trouver, mays le roy ne la volu pour quelque
affaire que sa majesté a, de laquelle elle l’en veult charger pour en estre
porter de par deçà, ainsy quil me la faict entandre. Ledit sieur de Beloy
est bien fort savant de tout ce qui se traicte à la court pour vous
en randre compte plus pertinemment que je ne saurois faire par ceste
lettre. Ce nest sans occasion, monseigneur, que je crains la
tenue des estatz pour avoir eu les peynes qui me sont intervenus
pour la conservation de lumbre seullement dune charge de laquelle
lassamblée generalle mavoit honoré. Je poursuys mon restablissement
avecq’ toutes les raisons de justice quil est possible, lesquelles
estant entandues, je masseure quon ne me voudra demetre
sans avoir forfaict ; et comme le melleur droict a besoing dayde,
recourant à vous mon principal support, je vous supplie très humblement
m’assistent de votre faveur à ce que je soys restably en ladite charge
en laquelle jespère vous faire autant de fidelle service comme
il sen peult offrir pour vous en faire de plus suffisant. Je ne
cederay à ceux là qu’à leur suffisance ; et masseure entierement
sur ce que vous avez cy devant eu cognoissance de ma fidelité
auant que de ma volunté et affection à votre service.
Monseigneur, je prie à Dieu continuellement quil vous donne en
très bonne santé, très heureuse et très longue vye. De Lyon,
le XXVI me jour de fevrier 1574.
Monseigneur, je ne vous envoye
la lettre que le roy vous escript
pour mon affaire, par ce que je la
balheray à celuy qui de votre part
assistera à la prochayne votre très humble et très affectionné serviteur
assamblée, auquel il vous
plairra den escrire demarquetz.
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</p><p id="1" n="2 " type="titre">XXII-331 Desmarquets, Jean, secrétaire du duc de Mayenne, à M. de Gordes, Lyon, 26 février 1574. Reçue à Montélimar, le 28 février 1574.
</p><p id="1" n="3 " type="texte">Monseigneur, n’eut esté la crainte que javois de la tenue des estatz, je me
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</p><p id="1" n="13 " type="texte">est bien fort savant de tout ce qui se traicte à la court pour vous
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</p><p id="1" n="21 " type="texte">sans avoir forfaict ; et comme le melleur droict a besoing dayde,
</p><p id="1" n="22 " type="texte">recourant à vous mon principal support, je vous supplie très humblement
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</p><p id="1" n="27 " type="texte">sur ce que vous avez cy devant eu cognoissance de ma fidelité
</p><p id="1" n="28 " type="texte">auant que de ma volunté et affection à votre service.
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</p><p id="1" n="30 " type="texte">très bonne santé, très heureuse et très longue vye. De Lyon,
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Fac-similé
Aucune image correspondant à cette cote n’a été retrouvée dans le catalogue. Les références documentaires sont conservées.
Lieux de la lettre
Repérage selon les coordonnées du corpus, sans géocodage externe. Fond géographique contemporain indicatif, Natural Earth.