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Texte de l’édition · graphies et annotations conservées
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XXIII-47 Urre, Rostaing d', seigneur d'Ourches, à M. de Gordes, Montélimar, 16 mars 1574. Reçue à Valence le 20 mars 1574
Monsieur, si les chemins eussent estées libres je vous eusse envoyé yert homme exprès pour vous advertyr
comme le sieur de Mombrum arrivat ce mesme jourt à Rouynac accompaigné de six à set vintz chevaus quon
dit estre assés bien. Siguerany estoit auparavant lougé à Clyon d’Andrans avec quatre vintz chevaus et cent
arquebusier lequel ha faict rafler tout notre bestail et par concequent tout celuy de Sainct-Gervays et des villages
cyrconvoysins qui nest pas une petite perte de laquelle le pouvre peuple ce trouve grandement escandalisé
et presque esbranlé à les adherer nestant favorisé ny assisté de nous. Les lieus fermées où vous pourveutes
dicy es environs avant votre partement sont par ce moyen encores en leurs entier, estant ceus qui en ont
prins la charge en bonne vollonté de ce bien desfendre silz sont attaqués. Je say de bonne part comme les
ennemys mènent quelque entreprise sus Vienne, laquelle ilz pretendent executer entre cy et dimanche. Ilz ce
font ouyr partout quilz veuillent combatre à quelque pris que ce soit, ce que je tiens estre tout le contrepiet de
leurs dessains. Le cappitaine Baron de Villeneufve de Berc est avec eus avec cent cinquante arquebusiers quil
ha faict passer de dessa et ce quil a peu ramasser à cehval. Quant aus Prouvenceaus, ilz en ont tout
ce quilz en attendoyent. Leurs fources de Gappenssoys ne sont encoures dessenduees. Ilz les attendent
dheure à aultre, faisant courre le bruict quilz passeront la Droume au premier jourt. Jey entendu quilz
sont desliberés de ne faire aulcune trefve estant favorisé de ceus du Vivarez et Prouvence comme ilz
sont de present, ou quoy quilz laccordent ne l#a point tenyr pour lesperance quilz ont de butiner sus
le pillaige du bestail de ces quartiers en ce prevallant du ranssonnement des pouvres gens, lesquelz
sont par ce moyen grandement travaillées. Monsieur de Louynes vous dirat le surplus estant
choses qui ne ce peuvent escrire. Ma mère est tousiours à Sainct Gervays. Dieu veuille quelle naye bien
toust Siguerany pour houste. Le cappitaine Marin est lougé à Manas avec cent arquebusiers à cheval. Ma
femme ce pourte mieus de sa fievre quelle ne soulloit, Dieu mercy, auquel je supplie vous donner,
monsieur, en très bonne sancté longue et hereuse vye. Au Montelimar, ce XVIe mars. Je vous envoye des
lettres du cappitaine Sainct Aubain.
Vostre très humble très hobeyssant filz et serviteur
Hourche
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</p><p id="1" n="2 " type="titre">XXIII-47 Urre, Rostaing d', seigneur d'Ourches, à M. de Gordes, Montélimar, 16 mars 1574. Reçue à Valence le 20 mars 1574
</p><p id="1" n="3 " type="texte">Monsieur, si les chemins eussent estées libres je vous eusse envoyé yert homme exprès pour vous advertyr
</p><p id="1" n="4 " type="texte">comme le sieur de Mombrum arrivat ce mesme jourt à Rouynac accompaigné de six à set vintz chevaus quon
</p><p id="1" n="5 " type="texte">dit estre assés bien. Siguerany estoit auparavant lougé à Clyon d’Andrans avec quatre vintz chevaus et cent
</p><p id="1" n="6 " type="texte">arquebusier lequel ha faict rafler tout notre bestail et par concequent tout celuy de Sainct-Gervays et des villages
</p><p id="1" n="7 " type="texte">cyrconvoysins qui nest pas une petite perte de laquelle le pouvre peuple ce trouve grandement escandalisé
</p><p id="1" n="8 " type="texte">et presque esbranlé à les adherer nestant favorisé ny assisté de nous. Les lieus fermées où vous pourveutes
</p><p id="1" n="9 " type="texte">dicy es environs avant votre partement sont par ce moyen encores en leurs entier, estant ceus qui en ont
</p><p id="1" n="10 " type="texte">prins la charge en bonne vollonté de ce bien desfendre silz sont attaqués. Je say de bonne part comme les
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</p><p id="1" n="12 " type="texte">font ouyr partout quilz veuillent combatre à quelque pris que ce soit, ce que je tiens estre tout le contrepiet de
</p><p id="1" n="13 " type="texte">leurs dessains. Le cappitaine Baron de Villeneufve de Berc est avec eus avec cent cinquante arquebusiers quil
</p><p id="1" n="14 " type="texte">ha faict passer de dessa et ce quil a peu ramasser à cehval. Quant aus Prouvenceaus, ilz en ont tout
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</p><p id="1" n="16 " type="texte">dheure à aultre, faisant courre le bruict quilz passeront la Droume au premier jourt. Jey entendu quilz
</p><p id="1" n="17 " type="texte">sont desliberés de ne faire aulcune trefve estant favorisé de ceus du Vivarez et Prouvence comme ilz
</p><p id="1" n="18 " type="texte">sont de present, ou quoy quilz laccordent ne l#a point tenyr pour lesperance quilz ont de butiner sus
</p><p id="1" n="19 " type="texte">le pillaige du bestail de ces quartiers en ce prevallant du ranssonnement des pouvres gens, lesquelz
</p><p id="1" n="20 " type="texte">sont par ce moyen grandement travaillées. Monsieur de Louynes vous dirat le surplus estant
</p><p id="1" n="21 " type="texte">choses qui ne ce peuvent escrire. Ma mère est tousiours à Sainct Gervays. Dieu veuille quelle naye bien
</p><p id="1" n="22 " type="texte">toust Siguerany pour houste. Le cappitaine Marin est lougé à Manas avec cent arquebusiers à cheval. Ma
</p><p id="1" n="23 " type="texte">femme ce pourte mieus de sa fievre quelle ne soulloit, Dieu mercy, auquel je supplie vous donner,
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Fac-similé
Aucune image correspondant à cette cote n’a été retrouvée dans le catalogue. Les références documentaires sont conservées.
Lieux de la lettre
Repérage selon les coordonnées du corpus, sans géocodage externe. Fond géographique contemporain indicatif, Natural Earth.