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Texte de l’édition · graphies et annotations conservées
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XXIII-65 Gobert, Melchior de, capitaine, à M. de Gordes, 17 mars 1574. Reçue à Valence le 19 mars 1574
Monseigneur, je suis fort aysé de ce que l’on a decouvert par le moyen
de mon chatelain de la Bastie Rolland la trayson que se menoyt dans le
Montelhemard pour y mettre les barbares. De l’homme que m’escripves
qui s’est vollu attaquer à monsieur d’Allieres, il y a ung moys que je
ne l’ay veu en ceste ville et suis marry que je ne l’aye sceu du
temps qu’il y estoyt, car je luy heusse faict balher ce qu’il merite,
et s’il y revient l’on luy remonstrer sa foillie. Je croys qu’aves souvenance
de ce que je le fallis les segondz troubles au pres de Portetreyne. Je ne
scavoys que ledit sieur d’Allieres fust parent de feuz madame de
Gordes. L’on m’a dict ses jours passes qu’il est en Savoye avec monsieur
de La Chambre. Il y a dix jours que je fuz à Vifz avec soixante
arquebuziers de ma compagnie, et les italliens et plusieurs de ceste
ville, pensant y attrapper quelques ungs qui y biennent courir le
jour des marches, et y arrivames à la minuict et ne heust qui
allarent prendre de meubles à la maison de madame de Mirabel,
estant de retourt au port de Clays, les seigneurs de Mures, de
Merieu, et moy femes rendre tout ce que nous peumes, et estans
arrivé au lougis de Monsieur de La Thivolliere, ^le sieur^ Maugaron [=Maugiron] et
fallimes de nous battre. Nous estions fort faches du desordre
que s’estoyt faict à la maison de ladite damoyselle et sans ung
grand mal que j’avoys à la jambe ledit desordre ne fust advenu.
Je vous supplie que, s’il se presente quelque occasion pour le
service du roy et le votre, m’envoyer querir et ma compagnie,
laquelle est fort belle. Je ne desire [rature] que d’estre aupres
de vous pour fayre apparoistre l’envye que j’ay de vous fayre
service, que sera l’endroict où je prie dieu
Monseigneur, vous tenir en parfaicte santé, et vous donner tresheureuse
et longue vye, de Grenoble, ce XVIIe mars 1574
Votre treshumble et tresobeyssant serviteur
de[ ?] Gobert
Je vous remertie treshumblement tant de
bien que journellement [raturé : vous] me faictes que
d’avoyr escript à ma faveur à messieurs
le president Fleard et Granyeu, qu’aves
esté cause que j’ay heu les chateaulx et
jurisdiction de Bays sur Bays
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</p><p id="1" n="2 " type="titre">XXIII-65 Gobert, Melchior de, capitaine, à M. de Gordes, 17 mars 1574. Reçue à Valence le 19 mars 1574
</p><p id="1" n="3 " type="texte">Monseigneur, je suis fort aysé de ce que l’on a decouvert par le moyen
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</p><p id="1" n="5 " type="texte">Montelhemard pour y mettre les barbares. De l’homme que m’escripves
</p><p id="1" n="6 " type="texte">qui s’est vollu attaquer à monsieur d’Allieres, il y a ung moys que je
</p><p id="1" n="7 " type="texte">ne l’ay veu en ceste ville et suis marry que je ne l’aye sceu du
</p><p id="1" n="8 " type="texte">temps qu’il y estoyt, car je luy heusse faict balher ce qu’il merite,
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</p><p id="1" n="11 " type="texte">scavoys que ledit sieur d’Allieres fust parent de feuz madame de
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</p><p id="1" n="13 " type="texte">de La Chambre. Il y a dix jours que je fuz à Vifz avec soixante
</p><p id="1" n="14 " type="texte">arquebuziers de ma compagnie, et les italliens et plusieurs de ceste
</p><p id="1" n="15 " type="texte">ville, pensant y attrapper quelques ungs qui y biennent courir le
</p><p id="1" n="16 " type="texte">jour des marches, et y arrivames à la minuict et ne heust qui
</p><p id="1" n="17 " type="texte">allarent prendre de meubles à la maison de madame de Mirabel,
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</p><p id="1" n="19 " type="texte">Merieu, et moy femes rendre tout ce que nous peumes, et estans
</p><p id="1" n="20 " type="texte">arrivé au lougis de Monsieur de La Thivolliere, ^le sieur^ Maugaron [=Maugiron] et
</p><p id="1" n="21 " type="texte">fallimes de nous battre. Nous estions fort faches du desordre
</p><p id="1" n="22 " type="texte">que s’estoyt faict à la maison de ladite damoyselle et sans ung
</p><p id="1" n="23 " type="texte">grand mal que j’avoys à la jambe ledit desordre ne fust advenu.
</p><p id="1" n="24 " type="texte">Je vous supplie que, s’il se presente quelque occasion pour le
</p><p id="1" n="25 " type="texte">service du roy et le votre, m’envoyer querir et ma compagnie,
</p><p id="1" n="26 " type="texte">laquelle est fort belle. Je ne desire [rature] que d’estre aupres
</p><p id="1" n="27 " type="texte">de vous pour fayre apparoistre l’envye que j’ay de vous fayre
</p><p id="1" n="28 " type="texte">service, que sera l’endroict où je prie dieu
</p><p id="1" n="29 " type="texte">Monseigneur, vous tenir en parfaicte santé, et vous donner tresheureuse
</p><p id="1" n="30 " type="texte">et longue vye, de Grenoble, ce XVIIe mars 1574
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</p><p id="1" n="34 " type="texte">bien que journellement [raturé : vous] me faictes que
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