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Texte de l’édition · graphies et annotations conservées
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XXIII-84 Urre, Rostaing d', seigneur d’Ourches, à M. de Gordes, Montélimar, 18 mars 1574. Reçue à Valence le 19 mars 1574
Monsieur, vous aurés esté bien au vray infourmé par le cappitaine Beaucham des forces des ennemys lesquelz coucharent
la nuict passée à Mirmende. Je croys sil marchent aujourdhuy, quilz ne passeront pas la Dromme, mays sarresteroint à
Lourioul. Je vous escrivoys davant yer par le cappitaine Louynes, mays il ma rendu la lettre, laquelle neanmoins je vous envoye.
Il me semble que je vous mandoys que leurs fources des montaygnes estoyent avec le sieur de Montbrum, mays jay despuis
seu au vray quelles ny sont pas et mat on adverty, quelles dressent la teste en Viennoys. Il est vray quilz font courir
le bruict quilz sont en peyne où les uns et les aultres pourront passer l’Izère. Je masseure que si vous aviés besoin de
secours du Contat, tant de cheval que de piet, quil ne vous seroyent refusé, entendu que[barré : lles] [ajouté : leurs forces] ny servent de rien, veu que le
dit sieur de Monbrum na comme point layssé de gens ha Nyons et que Siguerany ha aussi emmené avec luy tout ce quil
ha peu tirer de Menerbe à piet, à cheval. La verité est bien telle quilz ont avec [ajouté : eus] quantité de soldatz de Vivarez, que bien
quilz y soyent en guerre encoures que la tresve y ayent estée publiée, laquelle ny ha jamays esté si mal observée
quelle est pour le jourdhuy, mesmes ny ha que troys jours quilz y ont surprins ung bon lieu fermé ǂ [ajouté : ǂ nommé Aubignas, lieu] quest à une de Viviers
et à une aultre du Theil, ayant tuée le cappitaine que y commandoyt et vinct et cinq souldatz, les aultres saultarent les
murailles. Jay receu la lettre quil vous a pleu mescrire par Viart, rentier de Monsieur d’Enconne. Je vous supplie, monsieur,
estimer que ce nest que la difficulté des chemins qui est cause que je ne vous advertys si souvent comme je feroys,
mays il ny a personne qui ce veuille hazarder de marcher craignant de les rancontrer pour estre tourmantés comme ilz
font toutz les passant quilz peuvent attrapper. Aussi sont ilz jours et nuictz sus les passaiges penssant envolousper
quelque bon prisonnyer. Celuy qui est en ceste ville nommé La Fourest s’en vat mouryr. Jay envoyé sollicité le cappitaine
Choueyron devant quil en vint là de reguarder de rebatre quelque chouse de sa ransson, et quon randroyt le dit la
Fouretz pour luy, mays le sieur de Coms, qui la en son pouvoyr, ny ha vollu entendre. Dieu mercy, les ennemys nont
prins aulcun prisonnyer en ceste playne [rature] si ce nest quilz ayent ranssonné quelque pouvre laboureur. Quant
au bestail, yl sen va de longue. Je nattendoys que lheure quilz vinssent prandre celuy deste ville et toutes leurs
charrettes, qui vaquoyent à leurs negouces, mays ilz ont remys ceste partye à ce que jay entendu à quelque oultre loysir [ajouté : de leurs complet]
et commodité car ilz nont bougé de Rouynac les deus jours quilz y ont susjourné. Je mallys pourmener avec des
chevaus tous de mes amys qui sont icy avec moy mays ilz ne bougeoyent du lougis. Quant aus[barré : cun] lieus fermées dicy
aux environs, ilz sont bien resolus de ce bien guarder. Il est vray que pour estre toutes [barré : les] leurs forces près
deus, je suis esté contrainct de leurs despartyr en bon nombre des soldatz de noz troys compagnies deste ville
comme à Marsanne, La Loupie, La Bastye Rollant et Mombouchier, qua esté cause que je nay peu envoyer que neuf
soldatz à monsieur de Briansson, lesquelz estoyent aus Torrettes. En recompance je y ay pourveu dun
homme à leurs despens avec sis soldatz affin que noz compagnies [ajouté : ne] soyent tant diminuées. Quant aus
[84B]
fources des ennemys qui sont emsemble asteure cy avec tout ce quilz ont peu ramasser de Prouvence et
Vivarez, reservé celles des Montaignes, elles ne sont pas semblables à la compagnie de monsieur le conte de
Beynes, ce quavés à Valence avec vous, et la trouppe de Jean Batiste, car ilz nont guières de bons chevaus.
Ils ont bien afforce canaille de gens de piet qui ne font que manger le pouvre peuple. Ilz sont sourtys de
Clyon et de Manas, et sen sont retirees à Rouynac et Puisainctmartin. Ilz ne font quabreuver le peuple
quilz attendent des grandes fources estrangières, et quilz ne desirent quà ce mesler avec moy, en gros ce
quest le contrayre de leurs dessain. Les sieurs de Mirebel et Glandaige sont venus recevoyr le sieur de
Mombrum audit Rouynac. Je salue voz bonnes graces par mes très humbles recommandations, priant Notre
Seigneur vous donner,
monsieur, en très bonne sancté, longue et hereuse vye. Au Montelimar, le XVIIIe mars
Vostre très humble filz et à jamays très hobeyssant
serviteur, Hourche
Lon me vient davertyr presentement quilz ont layssé gens à Clyon d’Andrans, Manas et Barret, mays je ne suis encoures adverty
du nombre.
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</p><p id="1" n="5 " type="texte">Lourioul. Je vous escrivoys davant yer par le cappitaine Louynes, mays il ma rendu la lettre, laquelle neanmoins je vous envoye.
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</p><p id="1" n="9 " type="texte">secours du Contat, tant de cheval que de piet, quil ne vous seroyent refusé, entendu que[barré : lles] [ajouté : leurs forces] ny servent de rien, veu que le
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</p><p id="1" n="11 " type="texte">ha peu tirer de Menerbe à piet, à cheval. La verité est bien telle quilz ont avec [ajouté : eus] quantité de soldatz de Vivarez, que bien
</p><p id="1" n="12 " type="texte">quilz y soyent en guerre encoures que la tresve y ayent estée publiée, laquelle ny ha jamays esté si mal observée
</p><p id="1" n="13 " type="texte">quelle est pour le jourdhuy, mesmes ny ha que troys jours quilz y ont surprins ung bon lieu fermé ǂ [ajouté : ǂ nommé Aubignas, lieu] quest à une de Viviers 
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</p><p id="1" n="15 " type="texte">murailles. Jay receu la lettre quil vous a pleu mescrire par Viart, rentier de Monsieur d’Enconne. Je vous supplie, monsieur,
</p><p id="1" n="16 " type="texte">estimer que ce nest que la difficulté des chemins qui est cause que je ne vous advertys si souvent comme je feroys,
</p><p id="1" n="17 " type="texte">mays il ny a personne qui ce veuille hazarder de marcher craignant de les rancontrer pour estre tourmantés comme ilz
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</p><p id="1" n="33 " type="texte">fources des ennemys qui sont emsemble asteure cy avec tout ce quilz ont peu ramasser de Prouvence et
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</p><p id="1" n="35 " type="texte">Beynes, ce quavés à Valence avec vous, et la trouppe de Jean Batiste, car ilz nont guières de bons chevaus.
</p><p id="1" n="36 " type="texte">Ils ont bien afforce canaille de gens de piet qui ne font que manger le pouvre peuple. Ilz sont sourtys de
</p><p id="1" n="37 " type="texte">Clyon et de Manas, et sen sont retirees à Rouynac et Puisainctmartin. Ilz ne font quabreuver le peuple
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</p><p id="1" n="39 " type="texte">quest le contrayre de leurs dessain. Les sieurs de Mirebel et Glandaige sont venus recevoyr le sieur de
</p><p id="1" n="40 " type="texte">Mombrum audit Rouynac. Je salue voz bonnes graces par mes très humbles recommandations, priant Notre
</p><p id="1" n="41 " type="texte">Seigneur vous donner,
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</p><p id="1" n="44 " type="texte">serviteur, Hourche
</p><p id="1" n="45 " type="texte">Lon me vient davertyr presentement quilz ont layssé gens à Clyon d’Andrans, Manas et Barret, mays je ne suis encoures adverty
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Fac-similé
Aucune image correspondant à cette cote n’a été retrouvée dans le catalogue. Les références documentaires sont conservées.
Lieux de la lettre
Repérage selon les coordonnées du corpus, sans géocodage externe. Fond géographique contemporain indicatif, Natural Earth.