Transcription
Texte de l’édition · graphies et annotations conservées
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XXIII-128 Urre, Rostaing d', seigneur d’Ourches, à M. de Gordes, Montélimar, 22 mars 1574. Reçue à Valence, le 22 mars 1574
Monsieur, ainsin que le sieur de Rochefourt volloit yert monter à cheval pour vous aller faire entendre comme
toutes chouses se passent en ces quartiers, nous eusmes une allarme en ceste ville que les ennemys emmenoyent
le bestail des granges dicy aus environs, qui fut cause quil remit son voyage à ce jourd’huy quatre heures après
midy, daultant quil montat à cheval avec tretente [sic] sallades de la compagnye de monsieur de La Tour qui sont
en ceste ville attendant quilz puissent passer pour ce retirer en leurs maisons. Ilz volloyent retourner en Avignon
[pour aller passer par le P[iemont. Je les ay retenu en ceste ville leurs faisant donner à chacun aultant de foin
et avoyne, comme le taux dun archier ce monte, veu quilz sont plain de bonne vollonté pour faire service au roy et
au paiis. Ilz me demandent quelque aultre moyen pour vivre. Je leurs ay dit qu’au bout de laune fault le drap.
Ilz mont encoures prié de vous faire très instante requeste de les avoyr en recommandation entendu quilz
sont estrangiers et que les passaiges leurs sont bouchés et que s’ilz vous plaisoyent leurs faire donner quelque
argent pour vivre quilz prometroyent de demeurer, faisant service en votre gouvernement, tant que vous les
auriés pour agreable. Il en y a set ou neuf de leurs compaignons qui sont de la Brye, lesquelz sont despartys après
disné dicy pour sen aller trouver monsieur de Momperrou. Silz eussent heu quelque argent pour vivre icy, ilz neusse
pas layssé leurs compaignons. Il en y a encoures XX [20] sallades icy, lesquelz nen partiront quylz ne sachent sur ce
vostre vollonté. Je vous asseure bien monsieur que ceste ville ne peult demeurer sans cavallerye car ilz sont
menacées de toutes pars. Il me semble qu’une bonne guarnison [barré : à G] de cavallerye à Grayne les incommoderoit
grandement. Ilz ont faict semblant ceste nuict passée de volloyr abandonner Miremande, ayant desia faict
sourtyr leurs baguaige dehors, mays ilz ont despuis prins nouveau advis. J’envoyeray ceste nuict quinze sallades
batre le chemin de Lourioul pour attraper des fourrageurs et nous rappourter quelques nouvelles desditz
ennemys. Je vous envoye des lettres de messieurs voz frères. Jay incontinant ranvoyé leurs laquay pour les
rellever de peine. Vous verrés par la lettre du sieur de Chasteauneuf que à la fin ceus de Mirendoul ont faict
le faux bon. Je vous envoye une aultre des consulz de Vizans. Je vous asseure que si javoys mil hommes de piet
à mespartyr aus lieus circonvoysins, quil ne basteroit pas pour les contenter. Du moins je les mène de parolle
du mieus que je puis. Je salue voz bonnes graces par mes très humbles recommandations priant Notre Seigneur
vous donner,
monsieur, en très bonne sancté, longue et hereuse vye. Au Montelimar, ce XXIIe mars quatre heures après midy
Vostre très humble très hobeyssant filz et serviteur, Hourche
Jay receu la lettre quil nous a pleu mescrire du XIXe et faict tenyr les aultres qui estoyent dans le paquet. La verité est bien telle
que les ennemys font grant cas [barré : des to] du rancontre que les chevaus legiers eurent. Je ne doubte pas que le cappitaine Beaucham
ne fasse les fources des ennemys bien grandes. C’est à raison de
la caballe. Ceux de Marsanne font bonne guarde.
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</p><p id="1" n="2 " type="titre">XXIII-128 Urre, Rostaing d', seigneur d’Ourches, à M. de Gordes, Montélimar, 22 mars 1574. Reçue à Valence, le 22 mars 1574
</p><p id="1" n="3 " type="texte">Monsieur, ainsin que le sieur de Rochefourt volloit yert monter à cheval pour vous aller faire entendre comme
</p><p id="1" n="4 " type="texte">toutes chouses se passent en ces quartiers, nous eusmes une allarme en ceste ville que les ennemys emmenoyent
</p><p id="1" n="5 " type="texte">le bestail des granges dicy aus environs, qui fut cause quil remit son voyage à ce jourd’huy quatre heures après
</p><p id="1" n="6 " type="texte">midy, daultant quil montat à cheval avec tretente [sic] sallades de la compagnye de monsieur de La Tour qui sont
</p><p id="1" n="7 " type="texte">en ceste ville attendant quilz puissent passer pour ce retirer en leurs maisons. Ilz volloyent retourner en Avignon
</p><p id="1" n="8 " type="texte">[pour aller passer par le P[iemont. Je les ay retenu en ceste ville leurs faisant donner à chacun aultant de foin
</p><p id="1" n="9 " type="texte">et avoyne, comme le taux dun archier ce monte, veu quilz sont plain de bonne vollonté pour faire service au roy et
</p><p id="1" n="10 " type="texte">au paiis. Ilz me demandent quelque aultre moyen pour vivre. Je leurs ay dit qu’au bout de laune fault le drap.
</p><p id="1" n="11 " type="texte">Ilz mont encoures prié de vous faire très instante requeste de les avoyr en recommandation entendu quilz
</p><p id="1" n="12 " type="texte">sont estrangiers et que les passaiges leurs sont bouchés et que s’ilz vous plaisoyent leurs faire donner quelque
</p><p id="1" n="13 " type="texte">argent pour vivre quilz prometroyent de demeurer, faisant service en votre gouvernement, tant que vous les
</p><p id="1" n="14 " type="texte">auriés pour agreable. Il en y a set ou neuf de leurs compaignons qui sont de la Brye, lesquelz sont despartys après
</p><p id="1" n="15 " type="texte">disné dicy pour sen aller trouver monsieur de Momperrou. Silz eussent heu quelque argent pour vivre icy, ilz neusse
</p><p id="1" n="16 " type="texte">pas layssé leurs compaignons. Il en y a encoures XX [20] sallades icy, lesquelz nen partiront quylz ne sachent sur ce
</p><p id="1" n="17 " type="texte">vostre vollonté. Je vous asseure bien monsieur que ceste ville ne peult demeurer sans cavallerye car ilz sont
</p><p id="1" n="18 " type="texte">menacées de toutes pars. Il me semble qu’une bonne guarnison [barré : à G] de cavallerye à Grayne les incommoderoit
</p><p id="1" n="19 " type="texte">grandement. Ilz ont faict semblant ceste nuict passée de volloyr abandonner Miremande, ayant desia faict
</p><p id="1" n="20 " type="texte">sourtyr leurs baguaige dehors, mays ilz ont despuis prins nouveau advis. J’envoyeray ceste nuict quinze sallades
</p><p id="1" n="21 " type="texte">batre le chemin de Lourioul pour attraper des fourrageurs et nous rappourter quelques nouvelles desditz
</p><p id="1" n="22 " type="texte">ennemys. Je vous envoye des lettres de messieurs voz frères. Jay incontinant ranvoyé leurs laquay pour les
</p><p id="1" n="23 " type="texte">rellever de peine. Vous verrés par la lettre du sieur de Chasteauneuf que à la fin ceus de Mirendoul ont faict
</p><p id="1" n="24 " type="texte">le faux bon. Je vous envoye une aultre des consulz de Vizans. Je vous asseure que si javoys mil hommes de piet
</p><p id="1" n="25 " type="texte">à mespartyr aus lieus circonvoysins, quil ne basteroit pas pour les contenter. Du moins je les mène de parolle
</p><p id="1" n="26 " type="texte">du mieus que je puis. Je salue voz bonnes graces par mes très humbles recommandations priant Notre Seigneur
</p><p id="1" n="27 " type="texte">vous donner,
</p><p id="1" n="28 " type="texte">monsieur, en très bonne sancté, longue et hereuse vye. Au Montelimar, ce XXIIe mars quatre heures après midy
</p><p id="1" n="29 " type="texte">Vostre très humble très hobeyssant filz et serviteur, Hourche
</p><p id="1" n="30 " type="texte">Jay receu la lettre quil nous a pleu mescrire du XIXe et faict tenyr les aultres qui estoyent dans le paquet. La verité est bien telle
</p><p id="1" n="31 " type="texte">que les ennemys font grant cas [barré : des to] du rancontre que les chevaus legiers eurent. Je ne doubte pas que le cappitaine Beaucham
</p><p id="1" n="32 " type="texte">ne fasse les fources des ennemys bien grandes. C’est à raison de
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Fac-similé
Aucune image correspondant à cette cote n’a été retrouvée dans le catalogue. Les références documentaires sont conservées.
Lieux de la lettre
Repérage selon les coordonnées du corpus, sans géocodage externe. Fond géographique contemporain indicatif, Natural Earth.