Transcription
Texte de l’édition · graphies et annotations conservées
-
XVIII-244 Rival, Aymar, sieur d’Argentenant à M. de Gordes, Grenoble, 19 août 1572
Monseigneur, yer bien tard je receue ung paquest de mon
frère de Blaenieu dans lequel jen treuvey ung quil vous envoye.
Je nay voullu faillir à le vous fère tenir tout incontinent. Je masseure
monseigneur, quil vous faict entendre touttes nouvelles, mais vous
les treuverés de vielle datte car mes lettres sont du vinctiesme du
moys passé. Il mescript entre aultres, qu’on les tien encores en esperance
de fère voage, mays ilz ne scavent où. Ilz navoinct pas veu monsieur de
Clermond que despuys dix ou douze jours avant sa lettre escripte. Sest celluy
qui les entretien plus en esperance dudit voyage. Jay oppinion, mon seigneur,
que cest pour les tenir encores ensemble, affin dattandre sil se presentera aulcune
occasion de les employer. Mays cependant, ilz depandent beaucop et font bien
peu pour le service du roy. Pour le regard de mon frère, je ne plaindrois pas la
despance silz y estoint employés à quelque bonne et juste occasion ; et parce que
je ne pance pas quil en avienne aulcune de ceste année, je vouldrois bien quil
feust icy. Il mescript quil a esté bien fort malade durant sept ou huict jours
dune fiebvre qui la layssé fort debile. Monseigneur, il vous playrra me
faire cest honneur de me commander où vous cognoystrés que jaurey moyen
de vous faire très humble service pour y employer tous les moyens que Dieu ma donné
et après vous havoyr très humblement baysé les mains, je supplie le Createur
Monseigneur quil vous doinct en parfaicte santé, longue et heureuse
vie. De Grenoble, ce XIXe augst 1572
Vostre très humble et très hobeyssant serviteur
Rival
Consulter le XML intégral
<div id="lettre" index="318" class="add" name="admin" date="2019-07-14T22:11:35.4+02:00"><desc><tome>XVIII</tome><folios><f>244</f></folios><expediteur>Rival, Aymar, sieur d'Argentenant</expediteur><destinataire>M. de Gordes</destinataire><date type="reponse" cat="reelle"/><date type="expedition" cat="reelle">1572-08-19</date><date type="expedition" cat="affiche">1572-08-19</date><date type="reception" cat="reelle">1572-08-19</date><lieu type="expedition" gps="45° 19' 91'' N ; 5° 73' 62'' E">Grenoble</lieu><lieu type="reception" gps="45° 25' 34'' N ; 5° 93' 35'' E">Laval</lieu><hyperlien/><bibliographie/><note/></desc><p id="1" n="1 " type="texte"> -
</p><p id="1" n="2 " type="titre">XVIII-244 Rival, Aymar, sieur d’Argentenant à M. de Gordes, Grenoble, 19 août 1572
</p><p id="1" n="3 " type="texte">Monseigneur, yer bien tard je receue ung paquest de mon
</p><p id="1" n="4 " type="texte">frère de Blaenieu dans lequel jen treuvey ung quil vous envoye.
</p><p id="1" n="5 " type="texte">Je nay voullu faillir à le vous fère tenir tout incontinent. Je masseure
</p><p id="1" n="6 " type="texte">monseigneur, quil vous faict entendre touttes nouvelles, mais vous
</p><p id="1" n="7 " type="texte">les treuverés de vielle datte car mes lettres sont du vinctiesme du
</p><p id="1" n="8 " type="texte">moys passé. Il mescript entre aultres, qu’on les tien encores en esperance
</p><p id="1" n="9 " type="texte">de fère voage, mays ilz ne scavent où. Ilz navoinct pas veu monsieur de
</p><p id="1" n="10 " type="texte">Clermond que despuys dix ou douze jours avant sa lettre escripte. Sest celluy
</p><p id="1" n="11 " type="texte">qui les entretien plus en esperance dudit voyage. Jay oppinion, mon seigneur,
</p><p id="1" n="12 " type="texte">que cest pour les tenir encores ensemble, affin dattandre sil se presentera aulcune
</p><p id="1" n="13 " type="texte">occasion de les employer. Mays cependant, ilz depandent beaucop et font bien
</p><p id="1" n="14 " type="texte">peu pour le service du roy. Pour le regard de mon frère, je ne plaindrois pas la
</p><p id="1" n="15 " type="texte">despance silz y estoint employés à quelque bonne et juste occasion ; et parce que
</p><p id="1" n="16 " type="texte">je ne pance pas quil en avienne aulcune de ceste année, je vouldrois bien quil
</p><p id="1" n="17 " type="texte">feust icy. Il mescript quil a esté bien fort malade durant sept ou huict jours
</p><p id="1" n="18 " type="texte">dune fiebvre qui la layssé fort debile. Monseigneur, il vous playrra me
</p><p id="1" n="19 " type="texte">faire cest honneur de me commander où vous cognoystrés que jaurey moyen
</p><p id="1" n="20 " type="texte">de vous faire très humble service pour y employer tous les moyens que Dieu ma donné
</p><p id="1" n="21 " type="texte">et après vous havoyr très humblement baysé les mains, je supplie le Createur
</p><p id="1" n="22 " type="texte">Monseigneur quil vous doinct en parfaicte santé, longue et heureuse
</p><p id="1" n="23 " type="texte">vie. De Grenoble, ce XIXe augst 1572
</p><p id="1" n="24 " type="texte">Vostre très humble et très hobeyssant serviteur
</p><p id="1" n="25 " type="texte">Rival 
</p><p id="1" n="26 " type="texte"/></div>
Fac-similé
2 vue(s) identifiée(s) dans le catalogue du corpus.
La visionneuse se charge à l’approche de cette section.
Lieux de la lettre
Repérage selon les coordonnées du corpus, sans géocodage externe. Fond géographique contemporain indicatif, Natural Earth.