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Texte de l’édition · graphies et annotations conservées
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XVIII-338 Les commis des Etats du Dauphiné à M. de Gordes, Grenoble, 30 septembre 1572
Monseigneur, aux fins que ne nous soit imputé aulcune chose quant
au faict de dresser compagnie à Dye à faulte de fournir deniers
necessaires, nous avons de rechef faict appeler notre recepveur pour luy
donner à entendre votre intention. Il nous a dabondant declaré
que les deniers receupz de l’imposition de dix solz pour eyminne
sel ont esté employés au prest faict au sieur colonel des Corses et pour
la compagnie du sieur Julio Centurion, et que, les ayant receu, telle
partie avec ce que peult rester n’est encores souffisant pour les
VI m[ille] l[ivres] de l’impos du vin qui est la pourtion de messieurs de
l’Eglise et de la noblesse, lesquelz ne ont jamais volu entendre
au payement dudit impos ; ce que n’a esté accourdé, monseigneur,
sans vous an avoir adverty et avec votre consentement pour faire
cesser la difficulté que ce seroit presentée à ces Estatz derniers.
La voye escripte par monsieur d’Yllin, comme il a donné à entendre
à notre procureur, sera hors de toute consequence parce qu’il n’y a
ville au pays plus en doubte, comme garnye de plus grand nombre
de ceulx de la pretendue religion pour faire ertirer icelle despence
aux Estatz prochains. Et quant aux deniers fournis par voz
mandementz es guerres par ceulx dudit Dye et de Crest aux taxes
dernières, feust conclud que pour n’avoir lhors pouvoir de
l’estat general de faire entrer en taxe telles despences
soustenues durant les guerres, ont les taxeroit l’année
prochaine avec conclusion expresse de l’estat general pour
cest effectz, actendu que telz deniers auroient esté
fournis par vos commandementz exprès, laquelle raison
cessoit quant aux autresfoulles ; et telle raison
vous feust donnée à entendre
et trouvée legitime. Tout le surplus pourroit estre
pour le respect des deniers levés pour le faict de la guerre
[v°] et aux guerres dernières. Il y a long temps, quant à ce que
monsieur de Sainct-André s’est plainct n’avoir deniers. Il vous
en escript car ce n’est de notre faict. Monsieur de Moidieu
est desparty ce matin sur ung des deux basteaulx que
avons faict preparer suivant voz mandementz, lesquelz avons
entendu par lettre escripte à monsieur le president Deportes,
ausquelz en tout et partout sommes prestz d’obeyr. Sur ce,
après nous estre recommandés très humblement
à votre bonne grace, nous prions Dieu,
Monseigneur, vous donner en très bonne santé longue et heureuse
vie. De Grenoble, ce dernier septembre mil Vc LXXII.
Voz très humbles et obeissans serviteurs,
les commis des estatz de Daulphiné
Bourgel
Messieurs,
j’espère aussy fère
de sorte qu’aucune
chose ne me sera
imputée pour la
garnison de Die,
et si votre receveur
m’envoye ung estat
de la [barré : mise] recepte
et despence, je verray
bien ce qui aura
esté despendu par
mes ordonnances ;
et quant aux VI m[ille]
l[ivres] t[ournois] de l’impos du
vin, je advoue que
vous m’en avés
adverti et y ay con
senti, mays vous
avés oblié, ou vous
ne voulés dire, que
je vous dis que
c’estoyt pourveu
qu’il ne survint
autres affères,
les quelz venus,
il fault que vous
regardiés de re
metre ce que vous
en aurés prins
et ce qui sera
despendu par autre
ordonnance que
la mienne ; et nest
pas écrie que si
l’eglise et la no
blesse n’ont volu
entendre au paye
ment de l’impos,
qu’il faille s’ayder
de ce qui est si
necessayre au
temps où nous
sommes. Vous auriés reyson
si je le vouloys
employer pour
moy et pour le payement de mes estatz, ce qui ont fayct plusieurs aux autres
provinces tenans tel lieu que moy, et que sa magesté a sceu très bien respondre
à ceulx qui porsuyvent mesdits estatz que je m’en debvoys payer sus les deniers
levés pour la guerre ; par quoy vous y debvés prendre quelque expedient. Je
vous envoye une lettre de monsieur de Chastelar que j’ay trovée dans ung paquet,
et en c’est endroyt etc.
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</p><p id="1" n="2" type="titre">XVIII-338 Les commis des Etats du Dauphiné à M. de Gordes, Grenoble, 30 septembre 1572
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</p><p id="1" n="8" type="texte">sel ont esté employés au prest faict au sieur colonel des Corses et pour 
</p><p id="1" n="9" type="texte">la compagnie du sieur Julio Centurion, et que, les ayant receu, telle 
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</p><p id="1" n="11" type="texte">VI m[ille] l[ivres] de l’impos du vin qui est la pourtion de messieurs de 
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</p><p id="1" n="18" type="texte">ville au pays plus en doubte, comme garnye de plus grand nombre 
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</p><p id="1" n="22" type="texte">dernières, feust conclud que pour n’avoir lhors pouvoir de 
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</p><p id="1" n="55" type="texte">de la [barré : mise] recepte
</p><p id="1" n="56" type="texte">et despence, je verray
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</p><p id="1" n="58" type="texte">esté despendu par
</p><p id="1" n="59" type="texte">mes ordonnances ;
</p><p id="1" n="60" type="texte">et quant aux VI m[ille]
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</p><p id="1" n="96" type="texte">levés pour la guerre ; par quoy vous y debvés prendre quelque expedient. Je
</p><p id="1" n="97" type="texte">vous envoye une lettre de monsieur de Chastelar que j’ay trovée dans ung paquet,
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