Transcription
Texte de l’édition · graphies et annotations conservées
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XVII-240 Du Fay, Louise, dame d’Ourches, à M. de Gordes, La Mothe, 08 juillet 1572
Monsieur, jay receu avecq une infinité d’ayse et de contentement la lettre quil vous a pleu mescrire pour y avoir veu
la continuation de votre bonne santé et celle de madame. Je prie Notre Seigneur vous y maintenir
aussi longuement que je désire. Je vous remercie très humblement la peyne qu’avés prins à me faire
tenir les lettres de mon filz d’Ourches, lesquelles mont osté d’une bien grand peyne pour le long temps
quil y avoit que n’en avoye poinct receu, ensemble des aultres de faveur qu’escrivés à monsieur de
Ferron, ambassadeur pour sa magesté à Rome. Jay depesché notre greffier de ce lieu en Avignon pour
les faire tenir avecq celles que jay trouvé dans le paquet de mondit filz, dressantes à monseigneur le cardinal
de Lorraine par la voie du banquier qui a prins charge de laffaire que nous y avons. Je ne
vous diray pour recompence de ce bon ofice, sinon que nous vous en demeurerons perpetuellement obligés.
Je partz ce jourdhuy de ce lieu avecq madamoyselle d’Ourche ma filhe, pour mener ma filhe de Penet
en son mesnage. De là, nous en alons droict à St Gervays d’où madite filhe d’Ourche partira dans quelques
jours après pour s’en aller devers vous et madicte dame. Je faictz beaucoup de regret que je ly ay
tant faict tarder ce voiage. Nous sommes très tous en en fort bon pourtement la grâce à Dieu. Je nalongeray
ceste cy que pour saluer vos bonnes grâces par mes très humbles recommandations, priant Notre Seigneur
vous donner
Monsieur, en toute prospérité très longue et contente vie. A La Motte, le VIIIe juillet 1572.
Votre plus humble à vous faire service
Loyse du Fay
Je prie Dieu de bon cueur vouloir conduire monsieur d’Evènes et monsieur de Laval et que leur aler, sejour et retour soit
accompaigné dautant de bonne santé que je leur en souhaite.
Monsieur, après avoir escript la présente, j’ay receu en ceste
ville de Dye ung aultre paquet de lettres de mondit filz
que vous mavés faict tenir ; de quoy je vous
remercie très humblement. J’y ay faict passer votre
laquais afin de vous rapourter comme nous y sommes tous
arrivés en bonne santé
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