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Texte de l’édition · graphies et annotations conservées
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XX-268 Avançon, Guillaume d', archevêque d'Embrun, à M. de Gordes, Bayard, 09 mars 1573.
Reçue à Grenoble, le 09 mars 1573.
Monsieur, j’ay receu la lettre qu’il vous a pleu m’escrire, ensemble
les novelles [barré : desquelles] ^ [^ dont] il vous a pleu me fère part, desquelles je
continuerey aussy à vous remercier. Je ne vous scarés mander aulcune
chose de nouveau monsieur, sy ce n’est qu’on m’a escript d’Ambrun que
le consul de Fressinières que monsieur de St André faisoyt detenir pour
les deniers deubz à sa maiesté a esté sourty de mes prisons de nuict, qui
sont fortes aultant qu’il y en ayt point en ce païs du Daulphiné et
ung aultre larron qui estoyt avec luy ; et non contant de ce, ilz sont
dessenduz la mesme nuict par [barré : dessus] les murailles ^ [^ de la ville] et comme ma
escript monsieur le vibaly d’Ambrun, en ung vilage nommé Chancela
trante ou quarante argquebuziers le sont venuz [barré : assalir] recepvoir. Vous
povez juger par la monsieur de l’ordre qu’il y a à Ambrun. Vous verrés
aussy par la lettre cy joincte dudit vibaly, les doubtes qu’il a pour le faict
de leurs gardes et les aprehensions qu’ilz praignent, de manière monsieur
que je treuverois bon de leur mander quelcun pour les commander. Car
je cognois se peuple sy adonné à leurs proffictz particulliers qu’ilz ne
font aulcung compte de se garder, sinon quant l’on les presse ou qu’ilz
ont peur. Je n’entens jà monsieur qu’ilz ayent ^ [^ besoing de] gens de guerre car
ilz sont assés suffizant pour se garder, pourveu qu’ilz ayent ung chef
qy’ay l’ueil ouvert sur la ville et qu’il soyt respecté d’eux. Et
n’ayant pour cest heure aultre chose digne de vous, je ne vous enuierey
plus longuement par ceste letre, sy ce n’est pour me recommander
humblement à votre bonne grace et prie Dieu,
monsieur, qu’il vous doint en parfaicte sancté, longue et heureuse vie. De Baiard,
le IXe mars 1573.
Votre très humble allié et serviteur
G. Davanson A. d’Ambrun.
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