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XIX-181 Simiane, François de, seigneur de La Coste à M. de Gordes, La Coste, 26 novembre 1572
Monsieur, il y aura demain quinse jours que je vous escripvis bien au long
et mandit mes lettres au chevaucheur de Vileneufve-lès-Avignon acompai
-gner de ce qui fait courir le cheval et par le baile de ce lieu
aussi feys-je ce petit pacquet et acompaigner coment l’aultre qui e
estoyt plus tost pour vous supplier très humblement de fayre mettre
dans vous premières despaiches les lettres que j’escripvoys à monsieur de
Evènes et pour les affaires que monsieur de Chastelard a par deça
que pour aultre subgect que j’eusse. Ce mot sera pour
responce de cela qu’il vous a pleu m’escripre du VIIe du présent
que j’ay repceu despuys troys jours, en la quele vouv vous
pleignés de n’avoir heu responce de celes que aviés escript à
mesieurs de St Sernin et de Cabanes, que dittes que j’avoys
sceu. Je vous direy là dessus que la première cogneisance que j’en heus
feust à Beaucaire par madame la contesse de Grihan et par
monsieur le président Beliefvre, qui me virent pour tant séparément
et me prièrent leur faire entendre la peine où vous en estiés
et les dangiers ausquelz ils exposent et leur persones et leurs
biens, mesmes vous prier tant avoir sur quoy je vous prie monsieur
croire que je n’en hoblie rien de ce qu’il en faloit dire et de `[` la] charge
que j’en avoys coment de moy mesmes, ce que j’avoys jà faict auparavant
je dis à monsieur de St Sernin. Car, quant à monsieur
de Cabanes, je ne luy [barré : eneyj] en ey jamès parlé, sachant bien
qu’il s’en fascheroyt contre moy, ce que je veus éviter en ce monde.
Mays, quant au premier, il se rend plus traictable et l’ey cog-
neu si résonable en toutes choses [barré : que je f], fors à cele qui heurtois
sa conscience, que les aultres vous en contenteriés et n’y trouver
dificulté que les grandz frays qu’il y conviendroyt fayre. Bien
a-je aseurance que vous ne le voudriés veoir avec moins
de moiens en à peu près qu’il a présent. Despuys, madame
la contesse de Grinhan ya passé, [barré : dis] couchée, disné (lendemain)
qui à mon advis luy en pourra advoyr dit quelque chose. Je
n’estoys délibérer me mesler si avant entre persones si proches
sans la recharge que me feistes en vostre ditte lettre, mesmes que
je suys seur qu’estant vous par deça vous en concerteriés et
résoldriés ensamblement et vous supplie très humblement
luy en fayre aulcun semblent que je vous en avois escript et que
cecy ne parvienhe point à ses oreilles car je l’ey asseuré ne vous
en donet aulcune cognoisance, ny m’en mesler que je n’en aye
charge de vous. Il me dona jusques là que mon petit nep-
veu Charles le pourroyt tenir. Par cele [barré : cele] que vous m’escrip-
viés du Montélimars du XXI du passé, vous ne m’en tou-
chiés ung seul mot de ce que leur escripviés le mesme jour. Je
vis madamoysele de Caseneufve et sa petite trouppe en
aussi bone disposition que vous les scauriés soubhaicter coment
ilz sont de présent et ausi sont mesieurs d’Apt, de St
Scerin et de Cabanes. Je suys au reste très aise de l’arrivée
de monsieur de La Roche en bone sancté et la desire [barré : de]
[v] de . Par deça l’on m’a dict que monsieur de Sault
venoit dans deus jours à Lurmarin où les contes de monsieur
daubignan se doibvent rendre. J’en aurey à mon advis bien
tost des nouveles l’on attant aussi estre prévenu par monsieur
le visconte Cadenet. Je seroys bien èse qu’il se y trouvat
pour douse jours que ma femme est icy, aussi sont mes
deus filz et ma fille de La Coste. J’escripvis par ma dernière
despêche à monsieur de St André et à mes filz et
fille sa mere qui me gardera leur escripre maintenant.
Il vous playrra qu’il entendent par la présente nostre bon porte-
ment et que ma femme se renforce tout ardament. Le demeu-
rant sera pour saluer voz bones grâces et
celes de madame de Gordes de toutes noz très hum-
bles recommandations. Je prie le Créateur vous doner
Monsieur, atendans, très bone, longue, heureuse et
Contente vie. De La Coste, ce XXVIe de novembre 1572.
Vostre très humble cousin et affectioné serviteur
La Coste
Je me veuilhe que nous ferons
Noël sans vous et madame de Gordes
Escripvant la présente, monsieur le conte de Sault m’a mandé qu’il
Partoyt le jourd’huy pour Montélaimar et qu’il m’avertirat quant
L’ont seroyt prest pour les contes de Monsieur d’Aubignan
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</p><p id="1" n="6 " type="texte">aussi feys-je ce petit pacquet et acompaigner coment l’aultre qui e
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</p><p id="1" n="18 " type="texte">et me prièrent leur faire entendre la peine où vous en estiés
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</p><p id="1" n="22 " type="texte">que j’en avoys coment de moy mesmes, ce que j’avoys jà faict auparavant 
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</p><p id="1" n="30 " type="texte">a-je aseurance que vous ne le voudriés veoir avec moins
</p><p id="1" n="31 " type="texte">de moiens en à peu près qu’il a présent. Despuys, madame
</p><p id="1" n="32 " type="texte">la contesse de Grinhan ya passé, [barré : dis] couchée, disné (lendemain)
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</p><p id="1" n="34 " type="texte">n’estoys délibérer me mesler si avant entre persones si proches
</p><p id="1" n="35 " type="texte">sans la recharge que me feistes en vostre ditte lettre, mesmes que
</p><p id="1" n="36 " type="texte">je suys seur qu’estant vous par deça vous en concerteriés et
</p><p id="1" n="37 " type="texte">résoldriés ensamblement et vous supplie très humblement
</p><p id="1" n="38 " type="texte">luy en fayre aulcun semblent que je vous en avois escript et que
</p><p id="1" n="39 " type="texte">cecy ne parvienhe point à ses oreilles car je l’ey asseuré ne vous
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</p><p id="1" n="41 " type="texte">charge de vous. Il me dona jusques là que mon petit nep-
</p><p id="1" n="42 " type="texte">veu Charles le pourroyt tenir. Par cele [barré : cele] que vous m’escrip-
</p><p id="1" n="43 " type="texte">viés du Montélimars du XXI du passé, vous ne m’en tou-
</p><p id="1" n="44 " type="texte">chiés ung seul mot de ce que leur escripviés le mesme jour. Je
</p><p id="1" n="45 " type="texte">vis madamoysele de Caseneufve et sa petite trouppe en
</p><p id="1" n="46 " type="texte">aussi bone disposition que vous les scauriés soubhaicter coment
</p><p id="1" n="47 " type="texte">ilz sont de présent et ausi sont mesieurs d’Apt, de St
</p><p id="1" n="48 " type="texte">Scerin et de Cabanes. Je suys au reste très aise de l’arrivée
</p><p id="1" n="49 " type="texte">de monsieur de La Roche en bone sancté et la desire [barré : de]
</p><p id="1" n="50 " type="texte">[v] de . Par deça l’on m’a dict que monsieur de Sault
</p><p id="1" n="51 " type="texte">venoit dans deus jours à Lurmarin où les contes de monsieur
</p><p id="1" n="52 " type="texte">daubignan se doibvent rendre. J’en aurey à mon advis bien
</p><p id="1" n="53 " type="texte">tost des nouveles l’on attant aussi estre prévenu par monsieur
</p><p id="1" n="54 " type="texte">le visconte Cadenet. Je seroys bien èse qu’il se y trouvat
</p><p id="1" n="55 " type="texte">pour douse jours que ma femme est icy, aussi sont mes
</p><p id="1" n="56 " type="texte">deus filz et ma fille de La Coste. J’escripvis par ma dernière 
</p><p id="1" n="57 " type="texte">despêche à monsieur de St André et à mes filz et
</p><p id="1" n="58 " type="texte">fille sa mere qui me gardera leur escripre maintenant.
</p><p id="1" n="59 " type="texte">Il vous playrra qu’il entendent par la présente nostre bon porte-
</p><p id="1" n="60 " type="texte">ment et que ma femme se renforce tout ardament. Le demeu-
</p><p id="1" n="61 " type="texte">rant sera pour saluer voz bones grâces et
</p><p id="1" n="62 " type="texte">celes de madame de Gordes de toutes noz très hum-
</p><p id="1" n="63 " type="texte">bles recommandations. Je prie le Créateur vous doner
</p><p id="1" n="64 " type="texte">Monsieur, atendans, très bone, longue, heureuse et
</p><p id="1" n="65 " type="texte">Contente vie. De La Coste, ce XXVIe de novembre 1572.
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</p><p id="1" n="68 " type="texte">Je me veuilhe que nous ferons
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</p><p id="1" n="70 " type="texte">Escripvant la présente, monsieur le conte de Sault m’a mandé qu’il
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